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La liberté d’informer se heurte à des entraves

Le Club des correspondants étrangers de Chine (FCCC) dont le siège est à Hong-Kong (photo ci-dessus) vient d’accuser les autorités chinoises « d’entraver en permanence » la manière de couvrir la préparation des Jeux de Pékin 2022. Il considère par ailleurs que le CIO fait preuve d’un manque de transparence évident.

 

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase s’est produite récemment lorsque qu’un diffuseur étranger aurait été empêché de couvrir les événements pré-olympiques. Il avait fait référence au piètre bilan de la Chine en matière de droits de l’homme dans l’un de ses reportages.

 

Pour les journalistes, le comité d’organisation des Jeux de Pékin 2022 viole la règle 48 de la Charte olympique. Cet article exige que le CIO prenne « toutes les mesures nécessaires afin d’assurer la couverture la plus complète par les différents médias et le public le plus large possible au monde pour les Jeux ».

Des problèmes similaires s’étaient posés avant que la Chine n’accueille les Jeux olympiques de Pékin 2008.

Le CIO sommé d’intervenir

Le Club des correspondants dénoncent ces entraves dans un long fil sur twitter. La Chine avait promis que « les médias cherchant à faire des reportages sur les Jeux auraient la liberté de faire des reportages… et seraient également libres de faire des reportages sur les préparatifs des Jeux » – mais les organisateurs n’ont jusqu’à présent pas respecté cela indique le Club des correspondants étrangers.

« Au cours de l’année dernière, la presse étrangère a été continuellement bloquée dans sa couverture des préparatifs des Jeux Olympiques d’hiver. Elle a notamment été empêchée de visiter les sites sportifs qui accueilleront les Jeux » disent-ils.

Ils n’ont « pu assister à aucune conférence de presse ni même observer des événements de routine – tels que des visites de sites ou l’arrivée de la flamme olympique – qui sont ouverts aux médias nationaux chinois. »

 

Citant des témoignages de certains de ses membres, la FCCC allègue également que les demandes de journalistes étrangers de couvrir les événements pré-Pékin 2022 ont été refusées en faveur des médias approuvés par le comité d’organisation. D’autres se sont vu accorder des délais « impossibles » pour fournir les résultats des tests COVID-19 et ainsi y assister.

Réponse mesurée du CIO

Le Comité international olympique (CIO) a promis de répondre aux préoccupations concernant la liberté de la presse. Mais il l’a fait une nouvelle fois en des termes diplomatiques qui sont de nature à ne pas froisser les autorités chinoises.

« Le CIO accorde une grande importance au travail des médias mondiaux et à leur couverture des Jeux Olympiques », a déclaré un porte-parole du CIO. Aujourd’hui (sic), nous avons été mis au courant des préoccupations spécifiques de la FCCC à travers leur déclaration et nous y répondrons avec le comité d’organisation de Pékin 2022. »

 

Le CIO a par ailleurs affirmé qu’il avait eu un problème technique avec sa hotline qui permet aux journalistes de « signaler toutes les violations que les journalistes et les représentants des médias travaillant sur la couverture des Jeux Olympiques ont pu avoir subies » . Le CIO indique que le problème avait été résolu.

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