Le jugement assisté par IA espéré pour LA28

Le jugement assisté par IA espéré pour LA28 Après avoir testé pendant plusieurs années, l'assistance d'un système d'aide au jugement (judging

Le jugement assisté par IA espéré pour LA28

Après avoir testé pendant plusieurs années, l’assistance d’un système d’aide au jugement (judging support system) sur quatre agrès, le président de la Fédération internationale de gymnastique, Morinari Watanabe, a confirmé cette semaine que l’instance mène des discussions avancées en vue d’introduire cette technologie lors des prochains Jeux olympiques d’été.

 

Depuis 2017, la fédération collabore avec l’entreprise technologique Fujitsu au développement d’une technologie, fondée sur l’intelligence artificielle, qui utilise des caméras et des outils d’analyse du mouvement pour assister l’évaluation des prestations en gymnastique artistique. Elle a déjà été testée lors de plusieurs compétitions majeures, notamment des championnats du monde de gymnastique artistique.

 

Pour les championnats du monde qui viennent de s’achever hier à Rotterdam, les superviseurs d’agrès ont, pour la première fois, accès à des analyses portant sur l‘ensemble des dix agrès (masculins et féminins). Précisons toutefois que ce sont les juges qui demeurent seuls responsables des décisions officielles concernant les notes.

 

Le système JSS repose sur quatre à huit caméras vidéo disposées autour de chaque agrès, qui transmettent des flux d’images vers des écrans informatiques. L’IA utilise ces images pour reconnaître la position des os et des articulations du gymnaste, permettant ainsi d’identifier les éléments techniques réalisés.

Les juges peuvent, presque instantanément, consulter l’analyse d’un mouvement ; la technologie génère alors une représentation en 3D, accompagnée de données chiffrées concernant les angles des différentes parties du corps, ainsi que d’autres informations pertinentes.

Le contrat qui pose problème

« J’ai tenté de l’introduire pour les Jeux olympiques de 2020, puis pour ceux de Paris 2024 », a confié Morinori Watanabe (photo), mais il a échoué. Le Comité international olympique (CIO) est lié par un contrat à Omega, chronométreur officiel des Jeux, dont le partenariat couvre les systèmes de chronométrage, de notation et de gestion des résultats jusqu’en 2032.

 

Malgré ces contraintes contractuelles, le président plaide depuis longtemps pour l’adoption de cette technologie, s’inscrivant ainsi dans la volonté du CIO d’exploiter tout le potentiel de l’intelligence artificielle dans le sport.

Le dirigeant japonais souligne que cette technologie permettrait d’éliminer les erreurs de jugement et d’harmoniser les critères d’évaluation dans une discipline devenue de plus en plus complexe. Watanabe fait référence aux controverses nées pendant les Jeux de Paris 2024 dans l’épreuve féminine au sol ou encore celle du concours général masculin aux Jeux olympiques d’Athènes en 2004. « Ces controverses ont laissé une blessure profonde dans le monde de la gymnastique », a-t-il déclaré.

 

Morinori Watanabe soutient que le « judging support system, « demeure un outil d’aide et ne détermine pas, de manière autonome, les notes officielles. Toutefois, son ambition ultime est que l’IA puisse établir les notes en gymnastique sans dépendre de juges humains, arguant qu’une plus grande transparence permettrait aux spectateurs de mieux comprendre comment les notes sont attribuées.

Verified by MonsterInsights