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Le CIO discute avec les Talibans

Défier la Chine sur son bilan en matière de droits de l’homme avant Pékin 2022 n’est « pas de notre compétence ». Voilà ce que disait le vice-président du CIO, l’Australien John Coates il y a quelques semaines. Et de reprendre un autre argument fourbi par le président du CIO lui-même, Thomas Bach « le CIO n’est pas un super-gouvernement mondial ».

 

Certes, mais une chose est sûre, le CIO pèse de tout son poids diplomatique dans biens des domaines. Ça l’était il y a quelques années lorsque des états comme l’Afrique du Sud ou la Palestine tentaient d’obtenir leur adhésion au mouvement olympique, bien avant d’obtenir celui des Nations-Unis (ONU), ça l’est plus encore aujourd’hui.

Les Talibans disent reconnaitre la Charte olympique

L’athlète afghane Kamia Yousufi aux Jeux de Rio 2016.

C’est ainsi que cette semaine, le Comité international olympique (CIO) a engagé des discussions avec les talibans qui ont pris le pouvoir de manière autoritaire en Afghanistan. Les discussions se déroulent au Qatar. Ce petit pays du Moyen-Orient démontre là son rôle de médiateur régional après notamment avoir accueilli cet été des sportifs et entraîneurs afghans après la prise de pouvoir des talibans à Kaboul.

 

« Les deux parties ont réaffirmé le droit fondamental d’accéder au sport et de le pratiquer en toute sécurité pour tous les individus, sans discrimination », a indiqué le CIO dans un communiqué, alors que le sort des femmes et des jeunes sportives continue d’inquiéter la communauté internationale.

 

Emmenée par Nazar Mohammad Mutmaeen, le nouveau directeur général de l’éducation physique et des sports, la délégation afghane s’est « fermement engagée à suivre et respecter la Charte olympique« , selon le CIO.

 

On voit que le dialogue a finalement repris entre le pouvoir en place en Afghanistan et le CIO après que l’organisation ait « mis à l’abri plus de 300 membres de la communauté olympique afghane » avec l’aide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

 

Il y a peu, l’organisation internationale estimait qu’il « reste cependant plus de 700 personnes en danger dans le pays, principalement des femmes et des filles pratiquant un sport, ainsi que des défenseurs du sport féminin ».

 

Le CIO a précisé par ailleurs qu’il reconnaissait toujours le comité national olympique actuel en Afghanistan. En cas de participation aux Jeux de Pékin 2022, les Afghans porteraient donc le nom et les couleurs de leur pays.

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