La menace : « Pas de retrait, pas de JO »

Après la promulgation de la loi sur la réforme des retraites par Emmanuel Macron dans la nuit de vendredi à samedi et sa validation par le Conseil constitutionnel, la colère vis à vis du gouvernement s’intensifie. C’est ainsi que le hashtag #PasDeRetraitPasDeJO monte en flèche sur les réseaux sociaux.

 

La colère de certains après le vote de la loi sur la réforme des retraites et son approbation par le Conseil constitutionnel fait craindre de nouvelles actions en France. C’est ainsi que les Jeux olympiques de Paris 2024 deviendraient une cible pour les opposants à la loi.

Ces derniers proposent le sabordage de l’événement sportif. Cela a commencé voici quelques semaines, avec l’invitation lancée aux bénévoles potentiels pour se porter candidat et se désister au dernier moment. Ce projet pourrait compliquer la tâches du Comité d’organisation (COJOP).

 

Lors des manifestations contre la réforme, de nombreux slogans anti-Jeux olympiques ont été entendus dans les cortèges. C’est ainsi que des salariés grévistes de la CGT, notamment les électriciens et les gaziers ont même coupé le courant mi-mars sur le chantier du futur village olympique.

 

Plus récemment, le syndicat CGT des hospitaliers était menaçant en déclarant sur Twitter « A chaque déplacement nous serons là pour pourrir la vie d‘Emmanuel Macron et son gouvernement avec en ligne de mire les JO 2024″.

 

Deuxième rafale, cette fois avec l’appel lancé aux ouvriers du bâtiment et des travaux publics pour qu’ils se mettent en grève afin de retarder la réalisation des installations. Pour information, les travaux du Grand Paris Express et ceux des Jeux génèrent environ 70.000 emplois.

#PasDeRetraitPasDeJO

Mais c’est l’apparition ce samedi du hashtag #PasDeRetraitPasDeJO qui cette fois pourrait inquiéter les organisateurs. Le hashtag figure très haut dans les tendances. Dès son apparition samedi, on comptabilisait près de 10.000 retweets.

 

Interrogée sur RMC, la présidente du Comité paralympique et sportif français, Marie Amélie Le Fur, a dû réagir. « Il ne m’appartient pas de commenter ce genre d’initiatives qui sont prises de manière libre par certaines personnes, explique-t-elle. Juste rappeler que ce n’est pas impulsé au niveau national par les organisations syndicales, qui sont par ailleurs pleinement impliquées dans les Jeux ».

 

On précise en effet que la CGT figure en bon rang au sein du Conseil d’administration de Paris 2024. Elle y dispose d’un représentant de poids, Bernard Thibault, l’ancien secrétaire général du syndicat au titre de représentant des organisations représentatives des salariés.

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