J – 6 : Il est cinq heures, Paris s’éveille aux Jeux

Au cœur de Paris, les habitants considèrent déjà avec un mélange d'agacement et de résignation que les préparatifs des Jeux

Au cœur de Paris, les habitants considèrent déjà avec un mélange d’agacement et de résignation que les préparatifs des Jeux de Paris 2024 prennent de la place.

 

Automobilistes irrités, concert de klaxons, les pass pour accéder à certains quartiers agacent fortement la plupart des automobilistes. « La ville est bloquée partout », explique un habitant « c’est frustrant », conclut-il.

 

Au milieu de toutes ces frustrations, il y a ceux qui voient au contraire dans la réorganisation urbaine, une opportunité d’éloigner encore plus les voitures du centre urbain. Beaucoup partagent ce point de vue, préférant un mois de « chaos », mais avec une « ambiance différente et divertissante » à la « normalité » parisienne.

 

Une chose est sûre, les forces de sécurité françaises ont commencé à boucler le centre de Paris en prévision de la complexe cérémonie d’ouverture sur la Seine.

Le parcours du défilé de six kilomètres a entraîné la fermeture des quartiers riverains à la plupart des véhicules à partir de 05h00 du matin. L’accès à la « zone grise » de haute sécurité le long de la Seine nécessite désormais un badge de sécurité sous la forme d’un QR code.

 

Alors que la Ville Lumière se transforme en prévision des Jeux, des stades de sport temporaires ont été érigés sur des monuments comme la tour Eiffel, les Invalides et la Place de la Concorde. De nouvelles voies VIP olympiques ont également contribué à la congestion du trafic.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, assure que les autorités françaises sont prêtes à accueillir les spectateurs en toute sécurité, affirmant qu’il n’y avait « pas de menace (terroriste) crédible à ce stade ».

 


Les artistes menacent de faire grève

Le Syndicat français des artistes du spectacle (SFA) a annoncé cette semaine son intention d’appeler à la grève en prévision de la cérémonie d’ouverture du 26 juillet, ainsi que pour les répétitions liées aux Jeux paralympiques.

 

Le groupe d’acteurs, de danseurs et d’acrobates embauchés pour le spectacle proteste contre les bas salaires et les inégalités de travail de la part de l’organisation. Selon le syndicat, leurs préoccupations ont été ignorées à plusieurs reprises après avoir alerté Paname 24, le producteur exécutif des cérémonies, sur des pratiques contractuelles non conformes à la convention collective.

Le SFA insiste sur l’absence de réponse à ses revendications et questions concernant les variations de salaires, allant de 60 € pour les intermittents du spectacle à 1 610 € pour les salariés ayant bénéficié de négociations collectives fructueuses.

 

Le comité d’organisation des JO déclare « prendre très au sérieux les conditions de travail de tous ceux qui sont employés pour assurer le succès des Jeux ».
Les deux organisations affirment vouloir poursuivre les négociations collectives. En attendant de nouvelles réunions tout au long de cette semaine, rien n’est encore réglé.

 

Selon le calendrier prévu pour la cérémonie d’ouverture de Paris 2024, environ 3 000 danseurs, musiciens et comédiens participeront au spectacle du 26 juillet, qui se déroulera le long des quais de la Seine et des ponts qui l’entourent.

 


L’Agence de sécurité informatique sur les dents

L’Agence nationale de sécurité informatique (ANSSI) a émis une mise en garde sévère concernant les attaques de ransomware pendant les Jeux olympiques de Paris 2024, affirmant qu’elles sont « inévitables ».

 

Ces menaces peuvent provenir de diverses sources, notamment d’organisations criminelles, d’acteurs étatiques comme la Russie cherchant à perturber les Jeux, d’« hacktivistes » idéologiques ou d’acteurs opportunistes.

L’ANSSI s’est dite confiante dans la capacité des équipes de sécurité à gérer ces menaces, mais a reconnu qu’il était « irréaliste » d’espérer une prévention complète.

 

Les attaques de ransomware impliquent le chiffrement et le blocage de l’accès aux systèmes informatiques, exigeant une rançon pour rétablir l’accès. L’objectif de l’ANSSI est de s’assurer que la majorité des attaques échouent et que les réponses aux attaques inévitables soient rapides et efficaces pour minimiser leur impact.

 


Mort d’un géant de l’olympisme

L’ancien vice-président australien du Comité international olympique Kevan Gosper est décédé à l’âge de 90 ans après une courte maladie, a déclaré le Comité olympique australien (AOC).
« Kevan était l’un des véritables géants du mouvement olympique, pas seulement en Australie, mais dans le monde entier », a déclaré le président de l’AOC, Ian Chesterman.

 

Gosper a participé à deux reprises aux Jeux olympiques de Melbourne en qualité d’athlète à Melbourne 1956, où il a remporté une médaille d’argent dans le relais du 4×400 m et à Rome 1960 avant de se lancer dans une brillante carrière d’administrateur sportif.
Il a été président du Comité olympique australien entre 1985 et 1990 avant d’occuper un rôle de premier plan au CIO pendant 36 ans dès 1977.

 

Son autobiographie, An Olympic Life, a été publiée en mars 2000.

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