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L’enquête sur l’expression aux Jeux, bouclée

L’enquête à la charge de la Commission des athlètes du CIO a atteint sa date limite pour permettre aux athlètes qui souhaitaient y participer de s’exprimer. Elle concerne les modes d’expression aux Jeux Olympiques. Il s’agit de la fameuse règle 50 qui jusque là stipule « qu’aucune sorte de manifestation ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée sur les sites olympiques ».

 

Le CIO avait annoncé en juin 2020 que sa commission des athlètes « dialoguerait avec les athlètes du monde entier pour explorer les différentes manières dont les athlètes olympiques pourraient exprimer leur soutien aux principes consacrés dans la Charte olympique de manière digne ».

Plusieurs Comités Nationaux Olympiques (CNO) et leurs commissions d’athlètes ont conduit leurs propres enquêtes pour déterminer les positions des sportifs sur la question.

 

Le dépouillement de l’enquête va commencer et c’est désormais à Kirsty Coventry, la présidente de la Commission des athlètes du CIO qui va devoir rédiger son rapport comme Thomas Bach lui a demandé.

On sait que l’expression des athlètes a gagné en importance ces derniers mois, notamment aux États-Unis avec les manifestations d’athlètes dans le cadre du mouvement Black Lives Matter (photo).

Les États-Unis et en particulier, le Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) a annoncé le mois dernier qu’il ne sanctionnerait pas les athlètes s’ils manifestaient aux Jeux olympiques et paralympiques.

Même projet chez les Irlandais qui pensent à 62% qu’une forme de protestation devrait être autorisée aux Jeux.

Positions moins radicales dans d’autres pays

Les premiers à faire connaître leur position sur la question étaient les Australiens. Ils l’ont fait dès l’été dernier.
Le Comité olympique australien a révélé que la majorité pensait qu’ils devraient être en mesure de s’exprimer, mais sans affecter les performances des autres athlètes ou l’expérience globale des Jeux Olympiques. En d’autres termes, ils pensaient que les manifestations pouvaient avoir lieu en conférence de presse, au village olympique, mais jamais sur le site des compétions.

Les Allemands sont partagés, la moitié d’entre eux pensent que la règle ne doit pas être changée, l’autre moitié au contraite qu’elle doit changer.

La commission des athlètes du Comité olympique canadien a demandé une séparation des règles concernant les expressions commerciales et les protestations politiques – qui relèvent actuellement de la règle 50. Elle demande également de définir clairement les termes de la règle 50, y compris «démonstration» et «propagande».

La Commission Panam des athlètes sportifs a rendu compte des résultats de son enquête le mois dernier. Au total, 218 athlètes ont répondu à l’enquête, représentant 25 pays. Au total, 153 athlètes ont estimé que la règle 50 était totalement ou partiellement injuste, bien que seulement 39 aient demandé son abolition.

 

C’est au mois de mars 2021 que la commission exécutive du CIO dira si cet aspect de la charte olympique doit ou non évoluer.

 

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