Sortie de piste pour Edgar Grospiron
Sortie de piste pour Edgar Grospiron Edgar Grospiron est sur le départ. Celui qui était présenté comme l'homme de la situation
Sortie de piste pour Edgar Grospiron
Edgar Grospiron est sur le départ. Celui qui était présenté comme l’homme de la situation après le renoncement de Martin Fourcade a fait ces derniers mois l’unanimité contre lui. Selon le Parisien, son départ de la présidence du COJOP Alpes 2030 serait imminent.
Nommé le 13 février 2025, Edgar Grospiron n’a jamais réussi à imposer son leadership à la tête d’Alpes 2030, devenant chaque semaine qui passe, un peu plus transparent. Son avenir à la tête des prochains Jeux d’hiver va se jouer ce jeudi à l’occasion d’un bureau exécutif.
Dès le départ, le président du Cojop savait que sa mission serait difficile. Il ne croyait pas si bien dire. Il a d’abord subi les pressions des présidents des régions partenaires qui ont cherché à imposer leur point de vue. On savait que ce serait le chemin le plus dur, celui pour lequel Martin Fourcade avait renoncé plusieurs mois auparavant : mettre à la raison les autorités politiques qui financent en partie le projet, mais qui entendent peser de tout leur poids.
Au final, ce sont d’autres aspects qui ont eu raison de son engagement. Pour ne citer que quelques aspects, évoquons : le fait qu’il a dû plier face au lobbying de Val d’Isère, soucieuse de figurer sur la carte des Jeux à la place de Méribel.
Il a tergiversé sur le choix des disciplines additionnelles et privilégié un projet (cyclo-cross et cross-country) qui n’avait pas l’aval du CIO.
Il n’a pas réussi à fédérer sa direction avec des cadres qui ont quitté le navire les uns après les autres. Le dernier en date était le directeur général (Cyril Linette) qu’il avait choisi.
Pas vraiment à l’aise dans ses moon-boots
Jusque-là, les nuages s’accumulaient, mais Edgar Grospiron, malgré quelques éraflures, restait indemne.
La première banderille a été plantée par Fabrice Pannecoucke, le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne qui s’oppose à la nomination de deux proches de Grospiron au sein de la direction du Cojop. Il quitte la salle en claquant la porte.
Dans les jours qui suivent, c’est la présidente du Comité olympique français, Amélie Oudea-Castera qui remet clairement en cause son leadership et demande implicitement sa tête.
En dernier lieu, c’est la ministre des Sports, Marina Ferrari qui supplie que l’équipe travaille en harmonie.
Si rien n’est simple depuis le départ, rien ne lui est facilité jour après jour. Le dernier échec en date est le report de la présentation d’un sponsor prévu ce mercredi et repoussé aux calendes grecques.
Alors, ce jeudi, ce sera stop ou encore. Son entourage indique que Grospiron entend mener sa mission jusqu’au bout, mais de quelle mission ?
… Du projet olympique, des sites, des disciplines, des partenaires, de l’engouement pour l’événement et encore et toujours des éternels problèmes de gouvernance.