ALIMENTATION aux JEUX OLYMPIQUES

ALIMENTATION aux JEUX OLYMPIQUES L’alimentation des Olympiens doit répondre à des besoins énergétiques bien plus élevés qu’on l’imagine. Le froid pour

ALIMENTATION aux JEUX OLYMPIQUES

L’alimentation des Olympiens doit répondre à des besoins énergétiques bien plus élevés qu’on l’imagine. Le froid pour ceux qui pratiquent les sports d’hiver, la durée des efforts impose des stratégies nutritionnelles adaptées à chaque discipline. De plus en plus d’entre eux y sont attentifs et les protéines animales laissent peu à peu la place à une alimentation flexitarienne.

 

Un déficit énergétique freinerait la performance. Généralement, les scientifiques s’accordent sur le fait que les sportifs ont besoin d’environ 12 grammes de glucides par kilo de poids corporel, répartis tout au long de la journée. Les protéines, en parallèle, soutiennent la réparation musculaire. Les lipides, eux, apportent une énergie durable et facilitent l’absorption de certaines vitamines.

Bien évidemment, l’alimentation des Olympiens varie selon les disciplines, le sexe et l’environnement dans lequel il pratique leur sport. On se rappelle que Michael Phelps aimait dire qu’il ingurgitait au petit déjeuner trois sandwichs aux œufs frits garnis de fromage, une omelette de cinq œufs, trois tranches de pain perdu et trois crêpes aux pépites de chocolat. Phelps, vingt-trois fois médaillé d’or, consommait 12 000 calories par jour. D’autres disent en consommer 7000. 

 

Depuis, cette période pas si ancienne, la nutrition des sportifs devient une science à part entière, aussi essentielle que l’entraînement ou le sommeil.

Une logique d’individualisation

L’alimentation des Olympiens dépend de la discipline pratiquée, des conditions d’entraînement et les athlètes doivent donc adapter leur stratégie nutritionnelle. Alors qu’il était de bon ton d’associer les protéines animales à la performance, l’accent est désormais mis sur les bienfaits de l’alimentation végétale et flexitarienne. Longtemps sous-estimées, les protéines végétales jouent aujourd’hui un rôle central dans la performance sportive, offrant une alternative saine et efficace aux protéines animales.

 

De récentes études montrent que les protéines végétales peuvent stimuler la synthèse protéique musculaire. Des sportifs célèbres, comme Novak Djokovic, Serena Williams, attribuent une partie de leur succès et de leur endurance à leur régime végétalien ou flexitarien.

Des études montrent que, lorsqu’elles sont consommées en quantités adéquates et dans des combinaisons variées, ces sources de protéines peuvent égaler les protéines animales en matière de qualité et d’efficacité. De plus, les protéines végétales jouent également un rôle crucial dans la récupération après l’effort.

La FIS se penche sérieusement sur le sujet

C’est ainsi que les grands rassemblements de sportifs deviennent de véritables laboratoires pour définir et peaufiner l’alimentation des sportifs. La Sodexo mandatée par le comité d’organisation des Jeux de Paris 2024 avait fourni des menus principalement basés sur une alimentation végétale. De nombreux sportifs s’en étaient ouverts sur les réseaux sociaux pour dénoncer leur manque et leur besoin de protéines animales.

Depuis, les mentalités semblent évoluer rapidement.

 

C’est ainsi que la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) vient d’engager un programme sur le sujet. Elle vient de le tester lors des dernières épreuves de Coupe du monde après les Jeux de Milan-Cortina 2026.

Elle a réuni des chercheurs, des chefs, des experts et des athlètes afin de trouver les meilleures options alimentaires pour concilier apport nutritionnel suffisant et réduction de l’impact environnemental.

Au delà de l’aspect qui consiste à réduire l’alimentation animale, qui a un impact sur l’environnement, il s’agit de privilégier des choix alimentaires plus judicieux tout en préservant la saveur des aliments et le plaisir de la table. Les portions de viande sont réduites de 50 grammes et, en parallèle, des produits de la terre sont privilégiés, généralement locaux.

Les athlètes mangent des champignons, des salades, des gâteaux aux fruits, des fromages, du pain au levain, etc. L’opération s’appelle « food for white winters ». Il s’agit de répondre aux besoins des champions en se fondant sur la science et en tenant compte des conditions extrêmes dans lesquels les sports sont pratiqués.

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