Alpes 2030 : la carte dessinée à 80%
Alpes 2030 : la carte dessinée à 80% Avec la révélation d'un schéma des sites privilégiés, le comité d'organisation de l'édition
Alpes 2030 : la carte dessinée à 80%
Avec la révélation d’un schéma des sites privilégiés, le comité d’organisation de l’édition 2030 offre un premier aperçu de la forme que pourraient prendre les Jeux. Restent les négociations avec les sites concernés et la réunion décisive de la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) d’ici la fin de l’année.
Près d’un an après l’attribution officielle des Jeux d’hiver 2030 aux Alpes françaises, la carte des sites est presque entièrement dessinée. Cependant, le récent épisode Méribel-Val d’Isère incite les organisateurs à reprendre le contrôle du récit, après des semaines de tensions internes. On rappelle que des désaccords sont apparus concernant le maintien de Méribel comme site des épreuves de ski alpin féminin. La station savoyarde n’est plus sur la carte remplacée par Val d’Isère. Depuis, Méribel n’est plus du tout candidate à l’accueil des Jeux et encore moins du para ski alpin.
4 pôles, tous les sports
En réponse, le COJO Alpes 2030 a formalisé un aménagement, structuré autour de quatre pôles régionaux, conformément à sa candidature initiale. Il comprend au nord, le pôle Haute-Savoie au Grand-Bornand et à La Clusaz et le pôle Savoie à Courchevel (photo), La Plagne et Val-d’Isère.
Plus au sud, le pôle briançonnais comprendra les stations de Serre Chevalier et Montgenèvre et, enfin, Nice accueillera tous les sports de glace (patinage, curling, hockey).
Cette organisation, bien que provisoire, sert de cadre structurel au COJOP pour engager des discussions approfondies avec les collectivités locales d’Auvergne-Rhône-Alpes et en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elles joueront un rôle essentiel dans la mise en œuvre des Jeux. L’objectif est de maintenir un juste équilibre territorial, tout en affinant les études de faisabilité logistique et technique afin de consolider les engagements, notamment en matière de développement durable. La réintroduction de Val d’Isère sur la carte à la place de Méribel en est le contre-exemple.
Une fois confirmées, des conventions seront signées entre le COJOP et les pouvoirs publics afin de définir la gestion des infrastructures publiques et des domaines olympiques. Parallèlement, les fédérations sportives internationales devront approuver les sites proposés. En décembre, l’instance dirigeante du CIO ratifiera officiellement la configuration proposée.
Le temps de la clarification
Edgar Grospiron, président du COJO, a déclaré à l’issue d’une réunion du conseil d’administration cette semaine : « Mon objectif est d’organiser des Jeux spectaculaires, dans le respect du budget, et de laisser un héritage durable. Nous avons désormais atteint 80 % de notre objectif ».
Restent quelques points à clarifier, comme la réintégration de Val-d’Isère dans le projet. La station savoyarde doit assurer financièrement sa participation.
Autre point,il concerne l’anneau de glace qui accueillera les épreuves de patinage de vitesse (longue piste). La France n’en a pas. Deux pays proches de la France disposent de cet équipement : les Pays-Bas (Heerenveen) et l’Italie (Turin). Une décision finale est attendue à l’automne. La proximité géographique voudrait que Turin (photo) soit privilégiée. Mais d’autres arguments sonnants et trébuchants sont à prendre en compte.
Le dernier point concerne les épreuves de ski paralympique après le retrait de Méribel. Il faut imaginer un nouveau site, de préférence en Savoie.
À l’approche de 2030, le projet des Alpes françaises entre dans une phase critique de mise en œuvre. Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour concrétiser cette vision.
Grindler Gilles 31 juillet 2025
Comme dit des milliers de fois l’anneau de vitesse de Grenoble est parfaitement exploitable ! Il est tout à refaire mais le foncier existe et le lieu est de grande qualité. Aux Jeux de Milan l’anneau de vitesse était programmé à Pine au-dessus de Trento. Prix investit 50.5 millions d’€. Cette somme est restée à la commune alors que Milan rachetait les droits. Imaginons Grenoble avec 50 millions d’€ !!!!!!
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