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Viktor Loukachenko… au nom du père

L’homme fort de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, Président de la République depuis 26 ans et président du Comité olympique biélorusse (NOCRB) depuis 23 ans, a finalement abandonné ce deuxième fauteuil. Hier en effet, avait lieu les élections au sein du CNO biélorusse.

Avant de partir, il s’est assuré qu’elle serait en des mains sûres, celle de son fils ainé, Viktor Loukachenko.

 

Cette nomination si elle n’a rien d’une surprise, risque toutefois d’entraîner des conséquences graves pour les sportifs biélorusses et surtout des sanctions de la part du Comité international olympique (CIO).

Un pays dans l’œil du cyclone

Alexandre Loukachenko et son fils Viktor sont en effet déjà interdit d’assister aux prochains Jeux olympiques de Tokyo 2020 qui a également privé le CNO Biélorusse de tout soutien financier (voir article ci-dessous).

 

Les sanctions font suite au lancement par le CIO d’une enquête sur des allégations de discrimination politique à l’encontre des athlètes, à la suite des manifestations contre la réélection controversée de Loukachenko à la présidence de la république, en août dernier.

En décembre, la commission exécutive du CIO a jugé que « la direction actuelle du CNO n’avait pas protégé de manière appropriée les athlètes biélorusses contre la discrimination politique », ce qui est contraire à la Charte olympique.

Une centaine d’athlètes se sont vu interdire l’accès aux sports de compétition depuis la signature d’une lettre ouverte appelant à mettre fin aux violences policières contre des manifestants pacifiques antigouvernementaux.

Le président du CIO, Thomas Bach, a déclaré mercredi soir à l’issue de la commission exécutive qu’il «surveillait de près la situation» avant les élections du CNO Biélorusse qui était prévue ce vendredi. Il a déclaré qu’il attendait le résultat de l’élection avant de décider si de nouvelles sanctions pourraient suivre.

 

Conséquence probable, le drapeau de la Biélorussie devrait être banni des Jeux olympiques de Tokyo 2020, ce qui pourrait contraindre les athlètes à concourir sous le drapeau olympique, comme leurs voisins russes.

Une élection ?

L’agence biélorusse BeITA rapporte les propos tenus par Alexandre Loukachenko avant le vote.
« Je n’avais pas prévu d’être élu pour un autre mandat à la tête du Comité olympique », a déclaré Loukachenko. « Je vous demanderai, si cela vous convient, je vous livrerai mon fils aîné. Je promets qu’il n’y aura pas de vol, de corruption et de détournement d’argent… et l’attitude envers les athlètes et les entraîneurs sera très gentille ».

 

Des propos à peine crédibles, suivi d’un encouragement patriotique à l’attention des athlètes biélorusses.

 

« La majorité absolue des athlètes biélorusses sont de véritables patriotes de leur pays qui donnent leur talent, leur force et leur énergie pour des victoires au nom de la patrie… Vous serez un exemple pour les nouvelles générations d’athlètes biélorusses ».

 

La Biélorussie a déjà été privée de plusieurs événements depuis la réélection de Loukachenko. Le championnat du monde masculin de hockey sur glace prévu en mai prochain qui se déroulera finalement en Lettonie et les championnats du monde de pentathlon moderne en juin qui auront lieu au Caire en Égypte.

Loukachenko a qualifié les sanctions du CIO de « motivées politiquement »et destinées à « faire pression sur l’administration du Comité national olympique de la Biélorussie ».

Interrogé sur la décision qui sera prise à l’issue de cette « curieuse » élection, le CIO s’est donné un peu de temps. « Le CIO attendra le rapport officiel sur les résultats des élections et les évaluera en temps voulu », a déclaré un porte-parole de l’organisation.

 

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