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Menace de sanctions pour la Biélorussie

Après l’Italie (voir ci-dessous), c’est au tour de la Biélorussie de s’attirer les foudres du CIO. Ce dernier a averti le Comité Olympique biélorusse qu’il pourrait faire face à des sanctions – y compris une interdiction du drapeau biélorusse à Tokyo 2020 et à Pékin 2022 – s’il constate que le CNO a enfreint la Charte olympique.

La charte qui indique en toute lettre que l’organisation sportive doit être totalement indépendante du pouvoir politique. Ce sont des « organisations internationales non gouvernementales qui administrent un ou plusieurs sports à l’échelle mondiale et qui comprennent des organisations administrant ces sports au niveau national » (art.25).

Or dans le cas de la Biélorussie, le Comité olympique biélorusse est dirigé depuis 23 ans par le président de la république en personne : Alexandre Loukachenko.

Le CIO s’inquiète non seulement du non respect de la charte olympique, mais il continue d’enquêter sur le CNO biélorusse à la suite d’allégations récentes de discrimination politique à l’encontre des athlètes. Il faut préciser ici qu’actuellement, 71 athlètes biélorusses ont obtenu leur passeport sportif dans 15 disciplines. Il devrait y en avoir une centaine à Tokyo 2020 d’ici la fin des qualifications en juin 2021.

 

Des athlètes qui participent aux manifestations depuis le mois d’août (photo) en faveur de la démocratie seraient discriminés depuis la réélection de Loukachenko. Certains étaient à l’avant-garde des manifs et plusieurs ont été arrêté. Devant cette situation, le CIO a produit mercredi un communiqué : « Au vu du nombre croissant de rapports préoccupants concernant des athlètes, des officiels et certains sports au Biélorussie, la commission exécutive a décidé d’engager une procédure formelle en vue d’examiner d’éventuelles mesures ou sanctions appropriées à l’encontre du CNO de la République du Biélorussie », indique le CIO.

Les manifestations qui s’étaient fait discrètes ces dernières semaines après la menace du régime de tirer sur les manifestants à balles réelles, ont recommencées en fin de semaine dernière.

 

Loukachenko est le seul dirigeant du pays depuis 1994. Il est souvent qualifié de « dernier dictateur de l’Europe » après avoir installé un régime autoritaire dès 1996. Son pays est souvent critiqué pour ses violations des droits de l’homme. Lui-même est interdit de séjour dans l’Union européenne et aux États-Unis.

 

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