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Un destin commun, des parcours contraires

Alors qu’il est cadet de la police, Mervyn Wood (1917 – 2006) est sélectionné dans l’équipe australienne d’aviron pour les Jeux olympiques de Berlin 1936. Il sera éliminé dès les repêchages. Après les Jeux, il entre dans la police de la Nouvelle Galles du Sud.

 

Ses coéquipiers ayant arrêté de ramer, il se met au skiff. Il collectionne alors les titres nationaux. Aux Jeux olympiques de Londres 1948, à Londres, il gagne la médaille d’or.

 

À nouveau champion d’Australie les quatre années suivantes, il est le porte-drapeau de son pays aux Jeux olympiques d’Helsinki 1952 (photo). Il est battu en finale par le soviétique Youri Tyukalov.

Une rencontre pour le meilleur et le pire

Aux Jeux olympiques de Melbourne 1956, il n’est pas sélectionné en skiff ayant perdu son titre national, mais il concourt en deux de couple avec Murray Riley (1936 – 2020). Ensemble, ils finissent à la troisième place.

 

Les deux compères sont l’un et l’autre policier. Mais tandis que Wood devient commissaire de police à Sydney et qu’il jouit d’une haute considération, son ami Murray Riley (photo) est devenu ce qu’on appelle un « ripoux ».

Le petit trafiquant de drogue qu’il était au départ, au sein de son commissariat, l’oblige à démissionner de la police.

Escroc et plus encore…

C’est alors que sa carrière de criminel prend de l’ampleur. Devenu un escroc dans les cercles de jeu, puis un membre influent de la mafia en Asie du Sud-est, il est devenu un criminel reconnu. Arrêté à plusieurs reprises et évadé plusieurs fois, le mauvais garçon a sévit en Thaïlande, à Hong-Kong, aux États-Unis et en Europe. Puis Riley s’est évadé une dernière fois d’une prison anglaise et a fini par rentrer au pays incognito. Il s’est acheté une conduite. Il a fini ses jours à 94 ans.

 

Quant à Wood, son lien avec Riley et la controverse qu’elle a suscitée auprès de l’opinion ont été un facteur qui l’a poussé à quitter son poste de commissaire en 1979. Wood n’avait plus beaucoup de soutien au sein de l’état de Nouvelle-Galles du Sud. Victime d’un cancer, il est mort quelques années plus tard.

2 COMMENTAIRES
  • Blanchard 6 novembre 2021

    Merci pour cette histoire… qui met de l’humain au coeur des Jeux. Même si dans ce cas, la morale de l’histoire n est pas celle qu’on aurait pu attendre.

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