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L’UE se met la Chine à dos à un an des Jeux

L’Union européenne (UE) vient de sanctionner quatre responsables chinois du Xinjiang. L’organisation supranationale les tient pour responsables de violations présumées des droits de l’homme vis à vis de la population musulmane ouïghoure.

Voilà une affaire qui risque de tendre les relations entre l’UE et la Chine à moins d’un an des Jeux de Pékin 2022.

Les quatre responsables chinois sont le directeur du bureau de la sécurité publique du Xinjiang et son prédécesseur. Les deux autres personnes sont le secrétaire du parti du Corps de production de la province et l’ancien vice-chef du Parti communiste du Xinjiang.

 

Selon le gouvernement chinois, les camps du Xinjiang « offrent » une «éducation» et une «formation» aux musulmans ouighours.

C’est la première fois que l’UE impose des sanctions à la Chine pour violations des droits de l’homme depuis la répression de la place Tiananmen en 1989.

 

Pour l’UE, ces quatre personnes sont accusées de « détentions arbitraires et de traitements dégradants infligés à des Ouïghours ». Mais aussi de « violations systématiques de leur liberté de religion ou de conviction ».

 

 

Selon les groupes de défense des droits de l’homme, qui agite l’opinion depuis de longs mois, plus d’un million d’Ouïghours ont été placés dans des camps d’internement. Pékin affirme qu’il s’agit de centres d’éducation et de formation conçus pour aider à éradiquer l’extrémisme et le séparatisme islamistes.

La Chine riposte aux sanctions

La Chine n’a pas tardé de riposter en sanctionnant 10 personnes et quatre entités dans l’UE. Pour les chinois « Cette décision, basée sur rien d’autre que des mensonges et de la désinformation, déforme les faits ». Les chinois considèrent que ces sanctions « interfèrent de manière flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. Selon le ministère des affaires étrangères chinois, « elle porte gravement atteinte aux relations Chine-UE ».

Le boycott serait contre-productif

En marge des sanctions diplomatiques, qui interviennent à moins d’un an des Jeux d’hiver de Pékin 2022, des Comité nationaux olympiques s’en inquiètent. Ainsi celui des États-Unis (USOPC), du Canada (COC) et du Royaume-Uni (BOA) mettent en garde leurs états contre le risque d’un boycott des Jeux olympiques et paralympiques. La majorité des CNO a d’ailleurs voté une résolution contre le boycott des Jeux de Pékin 2022.

 

Ainsi, les États-Unis qui ont boycotté les Jeux d’été de Moscou 1980, à la suite de l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique considère que le boycott n’a rien changé. Les soviétiques ont continué la guerre jusqu’en 1989. Même avertissement au Canada qui considère qu’un boycott serait contre-productif.

 

Si le CIO n’a pas réagit aux sanctions prises par l’UE contre la Chine, Thomas Bach avait évoqué le sujet lors de la dernière session à la mi-mars. Le président du CIO avait insisté sur le fait que l’organisation n’était pas un «gouvernement supra-mondial».

En clair, ce n’est pas au CIO de solutionner les problèmes mondiaux que ne parviendraient pas à résoudre les grandes institutions mondiales.

 

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