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Seiko Hashimoto : Un profil idéal pour la présidence

Seiko Hashimoto est fortement pressentie depuis ce mardi pour prendre la difficile fonction de présidente du Comité d’organisation des Jeux de Tokyo 2020 après la démission de Yoshiro Mori. Ce dernier présidait l’organisation jusqu’à ses dérapages verbaux d’un autre temps prononcés la semaine dernière. Le vieil homme qui a beaucoup œuvré pour réussir les Jeux de Tokyo en dépit des nombreux obstacles, est aujourd’hui en disgrâce.

 

Ce mardi la commission spéciale chargée de définir le profil et élire l’heureux(se) élu(e) s’est réunie dans un grand hôtel de la métropole.

Parmi les personnalités présentes, le président d’honneur de Tokyo 2020, président du groupe Canon Inc. Fujio Mitarai qui préside ce comité composé de huit personnes. Les autres protagonistes ne sont pas connus mais d’anciens sportifs en feraient partie.

A l’issue de cette réunion, il ne fait plus de doute que Seiko Hashimoto est la favorite pour succéder à Mori. Le profil défini par la commission lui va comme un gant.

 

Seiko Hashimoto coche en effet toutes les cases pour réussir dans la mission qui l’attend.

 

Elle a une connaissance approfondie des Jeux Olympiques, des Paralympiques et du sport en général, et une compréhension du contexte général de Tokyo 2020 et de son état actuel de préparation.

Avant de devenir ministre d’état des Jeux olympiques et paralympiques, Seiko Hashimoto était une sportive émérite qui a participé à sept Jeux olympiques d’hiver et d’été. Elle connait bien le sport de haut niveau et l’état d’avancement du dossier puisqu’elle y est étroitement associée depuis deux ans.

L’enfant olympique

Seiko Hashimoto a toujours vécue sous le signe de l’olympisme puisque son prénom lui vient du nom de la flamme olympique des Jeux de Tokyo 1964, l’année de sa naissance. La « flamme sacrée » était baptisée Seika en japonais. L’histoire dit même que pendant que son épouse accouchait, le père de Seiko assistait à la cérémonie d’ouverture des Jeux à Tokyo. Profondément ému par la cérémonie, c’est lui qui a choisi le prénom de son enfant : Seiko, l’enfant sacré.

Cette histoire lui a valu d’être surnommé par les médias japonais « l’enfant olympique »

 

Elle y a participé aux Jeux d’abord comme  patineuse de vitesse à Sarajevo 1984, Calgary 1988, Albertville 1992 et Lillehammer 1994, puis comme cycliste sur piste en vitesse et en poursuite aux Jeux de Séoul 1988, Barcelone 1992 et Atlanta 1996. De ces campagnes olympiques, elle ramènera une médaille de bronze acquise en patinage à Albertville.

 

 

Une battante en politique

Autres qualités requises pour la nouvelle présidence, une compréhension approfondie des principes de Tokyo 2020, y compris l’égalité des sexes, la diversité et l’inclusion, ainsi que la capacité de les actualiser pendant les Jeux.

 

Là encore, Seiko Hashimoto coche les bonnes cases. Elle est non seulement ministre des Jeux olympiques, mais elle est également en charge de la promotion des femmes et de l’égalité des sexes au sein des gouvernements de Shinzo Abe d’abord, puis de Yoshihide Suga.

Cette battante avait bien du mérite en 1996 lorsqu’elle a représenté son pays aux Jeux olympiques d’Atlanta en cyclisme alors qu’elle était déjà députée. Pour cela, elle se levait à 3 heures du matin pour s’entrainer avant de passer sa journée à la Diète et s’entrainer de nouveau le soir.

Expérience internationale, capacité à rassembler

Enfin, il était demandé que la nouvelle présidence dispose d’une expérience sur la scène mondiale, un profil international et des compétences en gestion organisationnelle et en capacité de rassembler tous les acteurs.

 

L’expérience internationale, Seiko Hashimoto l’a acquise d’abord comme athlète en voyageant sur tous les continents, mais également au sein de ses fonctions ministérielles. Elle a occupé en 2008, le poste de vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Taro Aso.

S’agissant de sa capacité à rassembler, là encore, elle semble avoir de la marge. Depuis 2016, elle occupait la fonction de présidente des députés du PLD, poste qu’aucune femme n’avait occupé jusque là. Un poste où il faut de l’autorité et de la souplesse pour diriger une formation de plus de 300 députés, majoritairement masculins.

On le voit, les qualités d’Hashimoto pour succéder à Mori et tenter de faire oublier ses propos sexistes sont évidentes. Il ne lui reste plus qu’à accepter la mission. Cela devrait intervenir dans les 48 heures.

 

 

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