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Un nom et un drapeau pour les Russes

Les athlètes russes qui seront autorisés à participer aux Jeux de Tokyo 2020 et Pékin 2022 le feront sous le nom de « ROC » comme Comité Olympique Russe. Le CIO a annoncé hier, la nature des sanctions à l’égard de la Russie coupable d’avoir manipulé pendant plusieurs années les données du laboratoire de Moscou. En clair, d’avoir fourni de faux échantillons d’urine saine de leurs athlètes à la place des échantillons souillés par les produits dopants qu’on leur administraient.

C’est le sens premier des directives de mise en œuvre des sanctions à l’égard de la Russie qui ont été approuvées par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

On précise que seuls les athlètes russes qui répondent à certains critères comme l’absence de tout contrôle antidopage positif pourront concourir en tant qu’athlète neutre lors d’événements internationaux comme les Jeux olympiques pendant les deux prochaines années.

Les autres sanctions

En plus de participer aux Jeux sous le nom de ROC – l’emblème ne devra pas faire figurer le drapeau de la Fédération de Russie ou le nom de la Russie. Ils devront donc juste être blanc avec l’acronyme ROC.

L’hymne national russe n’étant pas autorisé, le ROC devra soumettre une proposition de partition musicale à jouer à toutes les cérémonies de remises des médailles. Cette dernière devra être approuvée par la commission exécutive du Comité international olympique (CIO). La Russie a l’intention d’utiliser “Katyusha”, une chanson folklorique patriotique de l’ère soviétique qui est étroitement liée à la lutte contre l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Pas sûr que cela plaisent à tout le monde !

Enfin s’agissant de la dernière sanction concernant le port des uniformes, des survêtements et des équipements de compétition, ils ne devront pas faire figurer le drapeau russe mais l’emblème du ROC sur fond blanc.

 

L’ensemble de la collection olympique devrait être présentée au mois d’avril prochain. Les athlètes sélectionnés pour les Jeux de Tokyo devraient pouvoir en disposer dès le mois de juin.

Sanctionnés, mais rebelles

On rappelle que lors des Jeux de PyeongChang 2018, la Russie avait déjà participé aux Jeux d’hiver sous une autre appellation que Russie. A l’époque on parlait d’athlètes russes indépendants. Malgré les sanctions, les russes constituaient la troisième délégation en nombre d’athlètes présents derrière les États-Unis et le Canada.

 

 

Les joueurs de hockey russes (photo) avaient alors provoqués un scandale lors de la remise de la médaille d’or. Ils avaient chanté leur hymne national sur le podium alors qu’il était interdit et remplacé par l’hymne olympique.

 

Enfin ajoutons que pendant la durée de la sanction, la Russie ne pourra pas organiser des compétitions majeures comme le championnat du monde de hockey qui était prévu en mai et juin prochain. La sanction courent pour la période allant du 17 décembre de l’année dernière au 16 décembre en 2022.

 

 

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