Le Japon se préoccupe des images détournées

Le Comité olympique japonais compte s’employer à protéger les athlètes japonaises contre le détournement de photos non consensuelles de nature sexuelle pendant qu’elles concourent. Cette décision fait suite à une requête formulée par des sportives qui se disent victimes après avoir découvert des photos d’elles-mêmes partagées sur les réseaux sociaux avec des légendes sexuellement explicites, ce qui a conduit l’instance dirigeante nationale à envisager de mener des auditions avec divers organes sportifs.

Par ailleurs, d’anciennes athlètes de l’équipe nationale se sont plaints à l’Association japonaise des fédérations d’athlétisme que des photos agrandies de certains de leurs attributs féminins avaient été prises pendant les compétitions. Des mouvements sociaux comme #MeToo et Japan’s Flower Demo ont mis en évidence les abus contre les femmes ces dernières années et leur ont donné les moyens de sortir de l’ombre pour signaler le harcèlement sexuel.

De plus en plus d’athlètes professionnelles japonaises se sont manifestés depuis pour parler de leurs expériences. D’autres disent qu’elles sont ciblées lorsqu’elles se positionnent dans des épreuves de saut ou lorsqu’ils lèvent leurs hanches dans les starting-blocks avant un sprint.

Le ministère de la Justice japonais envisage actuellement de réviser la réglementation pénale sur les infractions sexuelles, avec une controverse sur la question de savoir si la loi reconnaîtra la capture d’images ou de vidéos non consensuelles comme une atteinte à la vie privée. Pour l’heure, il n’y a pas de loi contre le tournage et la photographie non consensuels au Japon. Les abus ne sont punis qu’au regard des législations de chaque région.

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