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Interdiction de se frotter à la « bulle olympique »

A une vingtaine de jours du début des Jeux de Pékin 2022, les autorités chinoises ne plaisantent pas avec la menace Omicron. C’est ainsi que le premier réflexe des dirigeants chinois est d’éviter à tout prix que la population ne vienne se frotter à la bulle olympique.

 

Dans 22 jours précisément débuteront à Pékin, Yanqing et Zhangjiakou, les Jeux olympiques d’hiver de Pékin 2022. 22 jours seulement et on ne sait toujours pas si le public chinois pourra ou non assister aux épreuves olympiques. La décision aurait dû être prise très en amont, mais devant la menace Omicron, les autorités chinoises jouent la montre.

 

Comme le rapporte le correspondant de RFI en Chine, l’impact de la crise sanitaire coupe les infrastructures olympiques du reste de la population. Selon lui, contrairement à 2008, Covid oblige, les Jeux auront lieu sous cloche.

 

Même si le CIO fait mine de s’en accommoder, on devine que le sujet est souvent à l’ordre du jour du côté de Lausanne. Ainsi Pierre Ducrey, le directeur des opérations du CIO pour les Jeux Olympiques vient de déclarer qu’il attendait toujours une décision des organisateurs sur le sujet. « Nous savons qu’il y a des discussions à ce sujet pour finaliser la position, mais pour le moment, nous n’avons pas d’informations à partager », a t-il déclaré. « Sur les circonstances dans lesquelles les spectateurs pourront venir sur les sites et comment cela se déroulera, je me réfère au comité d’organisation ».

 

Un Ducrey présent à Tokyo depuis une semaine et qui se montre en revanche très confiant sur la « boucle fermée » imposée par l’organisation chinoise pour couper les participants aux Jeux de l’extérieur : “La bulle est très sûre, indique t-il. C’est un endroit qui est difficile à comparer à n’importe quel autre lieu dans le monde à l’heure actuelle, car nous avons une population entièrement vaccinée, ayant même souvent reçu un booster du vaccin, qui est testée quotidiennement et vit dans une boucle fermée ».

Des signes de nervosité

Comme toujours, les autorités du pays tentent de garder leur sang-froid mais parfois des signes de panique se manifestent. C’est ainsi qu’on apprend que les populations de Pékin ont été informées qu’en cas d’accident entre un véhicule de circulation chinois et un bus affecté aux transports des accrédités pour les Jeux, il est interdit aux ressortissants locaux de s’approcher du bus. Ils doivent immédiatement contacter des autorités compétentes qui prendront en charge les détails de l’accident.

 

Mais il y a plus spectaculaire encore. Ainsi la ville de Tianjin, située à 150 km de la capitale a subi des tests de masse après qu’une fillette de 10 ans et une jeune femme de 29 ans aient été testées positives à Omicron. Immédiatement, les autorités ont décidé que l’ensemble de la population de la ville, soit 14 millions de personnes, subiraient des tests. Les résidents, qui habituellement se rendent très souvent à Pékin, ont été invités à rester chez eux ou à proximité. Les responsables avaient pour objectif de les tester dans les deux jours.

 

L’épidémie à Tianjin est une source de préoccupation pour le gouvernement chinois, qui vise à éradiquer tous les cas pour maintenir sa politique « zéro COVID ». Les villes chinoises de Xi’an et Yuzhou ont récemment été mises en quarantaine dans le but d’endiguer un nombre croissant d’infections au coronavirus. Des tests de masse sont également en cours à Zhengzhou à la suite d’un cas déclaré.

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