Des Jeux décentralisés et à des dates adaptées
Des Jeux décentralisés et à des dates adaptées Les Jeux olympiques du futur ne seront plus jamais comme avant, du moins
Des Jeux décentralisés et à des dates adaptées
Les Jeux olympiques du futur ne seront plus jamais comme avant, du moins s’agissant des toutes prochaines décennies. Alors que les Jeux olympiques se déroulaient traditionnellement dans une ville hôte unique, les Jeux de Milan-Cortina ont démontré qu’ils pouvaient se dérouler sur plusieurs sites décentralisés et offrir aux athlètes comme aux spectateurs une expérience tout aussi intéressante. Mais ce n’est pas tout, le CIO envisage désormais des dates d’organisation fluctuantes.
Non seulement le CIO confirme qu’il est favorable à la décentralisation des sites qui permet d’utiliser en priorité des installations déjà existantes, mais le CIO va plus loin en imaginant que les Jeux d’été ou d’hiver peuvent se dérouler à des dates échelonnées par rapport aux dates traditionnelles que sont juillet-août pour les Jeux d’été et février-mars pour les Jeux d’hiver.
Cette question avait été abordée par l’un des candidats à la présidence du CIO, Faisal Al Hussein, lorsque ce dernier imaginait que les changements de dates traditionnelles ouvraient la porte à des pays jusque-là exclus de fait de la compétition à l’organisation des Jeux en raison de leur climat pendant ces périodes classiques. C’est là aussi un des impacts du changement climatique auquel le CIO reste sensible.
À la suite des conclusions des commissions sur la durabilité pour 2026, le CIO a confirmé qu’il étudiait la possibilité d’avancer les futurs Jeux d’hiver au mois de janvier et les Jeux paralympiques au mois de février, afin de garantir des températures suffisamment basses et la présence de neige naturelle — un élément qui, selon les recherches de la dernière étude en date, semble appelé à se raréfier progressivement.
Des dates décalées, plus encore l’été
S’agissant des Jeux d’été, face à la multiplication des vagues de chaleur extrêmes liées au changement climatique en juillet et août, le CIO débat ouvertement de la possibilité de modifier les dates traditionnelles de la compétition. En répartissant les disciplines sur des régions entières disposant déjà d’installations opérationnelles, l’impact environnemental des Jeux devient plus évident. De plus, plusieurs régions bénéficient des retombées économiques des Jeux au lieu d’une seule et même métropole.
On l’a vu dans le cadre des Jeux de Milan Cortina, 85 % des sites de compétition étaient déjà existants ou temporaires, évitant ainsi la construction de stades ex nihilo à l’exception du très controversé stade de glisse de Cortina (photo). Les épreuves ont été réparties entre quatre zones principales : Milan, Cortina d’Ampezzo, la Valtelina et le Val di Fiemme. Les épreuves sur glace ont été concentrées dans la métropole de Milan, tandis que les épreuves sur neige ont été confiées à des stations alpines disposant déjà d’une expérience en la matière.
Cette évolution a conduit le CIO à modifier ses règles de candidature afin de permettre à plusieurs villes, à des régions entières, voire à différents pays, de présenter des projets conjoints à l’avenir. Les projets « Alpes 2030 » et « Suisse 2038 » devraient suivre cette voie.
Même chose s’agissant des Jeux d’été parmi les pays favoris pour 2036, l’Inde est celle qui offre le projet le plus décentralisé. Le Qatar et l’Arabie saoudite envisagent eux de décaler les Jeux à l’automne afin de bénéficier de températures plus clémentes, même si la plupart de leurs stades sont climatisés.