Des Jeux olympiques « compliqués à sécuriser »

Le préfet de police de Paris admet que les Jeux olympiques de Paris 2024 « seront compliqués à sécuriser » à moins de 12 mois de la cérémonie d’ouverture le 26 juillet prochain. Il indique que le manque d’expérience olympique complique la sécurité des Jeux.

 

Invité de RTL, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez a fait le point sur l’un des points clés de l’organisation des Jeux olympiques dans un an : la sécurité. « Il y a une toute nouvelle cérémonie d’ouverture, de nombreux sites à sécuriser, des courses qui se déroulent en zone urbaine. C’est un événement qui va être compliqué à sécuriser car il est inédit« .

 

En effet, les Jeux olympiques n’ont pas été organisés à Paris depuis 100 ans. A l’époque, ils n’avaient aucune mesure avec l’organisation d’aujourd’hui.

 

Cette fois-ci, en dehors des stades que les autorités ont l’habitude de sécuriser, des compétitions seront organisées intra-muros : le Grand Palais, le Champ-de-Mars, au pied de la Tour Eiffel ou encore place de la Concorde pour ne citer que les lieux les plus emblématiques.

« Nos plans de sécurité sont prêts » mais « quand on n’a pas de précédent, c’est toujours plus difficile. A partir de septembre, nous entrerons dans la phase de mise en œuvre, dans la phase opérationnelle. »

 

Les inquiétudes concernant la sécurité à Paris 2024 ont été exacerbées après la finale de l’UEFA Champions League l’année dernière, qui a tourné au chaos. Les foules avaient été mal gérées au Stade de France dont l’enceinte accueillera l’athlétisme et le rugby à sept pendant les Jeux. « Nous avons retenu les leçons, poursuit Nuñez « en termes de gestion des flux de spectateurs et en termes de lutte contre la délinquance ».

Les bouquinistes font de la résistance

Par ailleurs le préfet de police a confirmé que « des réunions sont prévues » avec les libraires emblématiques de Paris qui bordent la Seine. On leur demande de quitter leur emplacement et déménager leurs boîtes avant la cérémonie d’ouverture olympique.

 

Pour l’instant, les libraires refusent. Un porte-parole de la plus grande librairie en plein air du monde, présente depuis 450 ans sur les rives de la Seine à Paris, décrit l’ordre de déménagement comme  » un peu fou ».

La préfecture de police se réfère à un article du code de la sécurité intérieure qui impose un périmètre de manifestation à l’intérieur duquel « l’accès et la circulation des personnes sont réglementés », afin d’assurer la sécurité d’un « lieu ou manifestation exposé au risque d’actes du terrorisme ».

 

L’ennui, c’est que la ville de Paris n’a pas donné les mêmes raisons aux bouquinistes pour déménager. Lors d’une réunion en mairie le 10 juillet dernier, il leur avait été dit « que nous allions obstruer la vue le jour de la Cérémonie ».

 

La cérémonie d’ouverture doit rassembler entre 400 et 600.000 personnes le long des berges pour voir passer les délégations sur des bateaux.

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