Décision différée pour les athlètes transgenres
Décision différée pour les athlètes transgenres Le Comité international olympique n'annoncera pas de nouvelles règles d'éligibilité pour les femmes transgenres concourant
Décision différée pour les athlètes transgenres
Le Comité international olympique n’annoncera pas de nouvelles règles d’éligibilité pour les femmes transgenres concourant dans les catégories féminines dans un proche avenir. Le groupe de travail, chargé d’examiner tous les éléments avant de prendre une décision, n’est pas parvenu à dégager une conclusion.
Le groupe de travail « Protection de la catégorie féminine » créé en septembre pour traiter de la participation des personnes transgenres dans le sport n’est toujours pas parvenu à arrêter une décision. Kirsty Coventry, à l’origine de ce projet, l’a admis humblement. Selon elle, les décisions éventuelles seront prises lors d’une prochaine session du CIO, après les Jeux de Milan Cortina 2026.
La présidente du CIO a souligné que le groupe collabore avec toutes les parties prenantes, et s’efforcera de fédérer la communauté sportive tout en s’appuyant sur une approche scientifique.
En novembre dernier, la directrice médicale et scientifique du CIO, Jane Thornton, a présenté aux membres les résultats préliminaires d’une étude scientifique destinée à évaluer l’équité compétitive dans les catégories féminines. Cette initiative suggérait que les avantages physiques acquis pendant la puberté masculine pouvaient persister même en cas de suppression médicale du taux de testostérone.
Alliance sport et droits veille aux grains
L’Alliance sport & Rights, une organisation qui milite pour les droits humains dans le sport, a écrit au Comité international olympique (CIO) après l’annonce de Kirsty Coventry. Cette association avait déjà indiqué récemment que l’anonymat du groupe du travail du CIO « menaçait l’équité ».
Cette fois, l’organisation de défense des droits humains s’inquiète des informations délivrées par Jane Thorton. Selon elle, le groupe de travail du CIO envisagerait des tests de féminité obligatoires et une interdiction générale des athlètes transgenres et intersexes dans la catégorie féminine. C’est du moins la conclusion qu’il tire des propos de la directrice médicale et scientifique du CIO.
L’Alliance reconnait « la nécessité de maintenir des critères d’admissibilité équitables pour la catégorie féminine », mais a souligné les obligations du CIO de protéger les femmes et les filles dans toute leur diversité contre la discrimination et la violence.
Pingback:La présidente va exposer ses priorités | DICOLYMPIQUE 3 février 2026