Cortina prête pour le grand cirque blanc

Cortina prête pour le grand cirque blanc Grâce aux premières chutes de neige qui permettent d'assurer une base solide, les organisateurs

Cortina prête pour le grand cirque blanc

Grâce aux premières chutes de neige qui permettent d’assurer une base solide, les organisateurs sont confiants quant à la préparation des sites olympiques de Cortina d’Ampezzo pour les Jeux de février. Le recours à la neige artificielle sera néanmoins inévitable.

Dimanche 23 novembre 2025

 

Les montagnes qui accueilleront les Jeux olympiques d’hiver de 2026 ont été recouvertes d’un manteau neigeux grâce à leurs premières chutes de neige importantes de la saison.

C’est le cas à Bormio, où se dérouleront les épreuves de ski masculines. C’est également le cas à Cortina d’Ampezzo à 140 km plus à l’est, où sont prévues les épreuves de ski alpin féminin. On a enregistré jusqu’à 20 centimètres de neige vendredi sur l’Olympia Delle Tofane, la piste principale.

L’objectif des organisateurs serait de disposer au moment des jeux de 80 centimètres et un mètre de neige sur la piste. Pour l’heure, le recours à la neige artificielle demeure essentiel aux préparatifs.

Neige artificielle obligatoire

Les organisateurs se sont associés à TechnoAlpin, une entreprise leader dans la production de neige artificielle, qui a modernisé le système lors des Championnats du monde de ski 2021 avec 32 nouveaux canons à neige et une capacité de pompage d’eau accrue.

Pour l’ensemble des Jeux, les organisateurs prévoient de produire environ 2,4 millions de mètres cubes de neige artificielle. La neige artificielle constitue un complément important. En effet, les compétitions de sports ont de plus en plus recours à la neige artificielle, au moins en partie. Cela leur permet de contrôler les conditions de piste.

 

Le responsable du site explique que cet objectif dépasse les exigences habituelles des épreuves de Coupe du monde, qui requièrent un minimum de 35 cm, car les Jeux olympiques impliquent davantage de compétitions, plus d’athlètes et une utilisation plus intensive des pistes.

 

Seul hic, l’accès à la piste olympique ne peut l’être qu’en télécabine. La seule route menant au site est étroite, escarpée et sinueuse. Les tribunes temporaires sont encore en cours d’installation dans la zone d’arrivée. Les organisateurs prévoient une capacité de 3 500 places, avec la possibilité d’en ajouter 1 000 si la construction d’une télécabine temporaire depuis le centre-ville est approuvée. Toutefois, cette option soulève des préoccupations environnementales liées à la stabilité du terrain.

Premières glisses officielles

Plus à l’est dans la vallée, la piste de glisse Eugenio Monti, qui va accueillir les épreuves olympiques de bobsleigh, de luge et de skeleton des Jeux, organise sa première course officielle dans le cadre de la Coupe du monde. La compétition se déroule jusqu’à ce jour à huis clos, les travaux d’aménagement des abords, quasiment terminés, sont encore en cours.

 

Le projet de reconstruction de la piste Eugenio Monti, fruit d’une véritable saga pendant près de cinq ans quant à savoir si le projet se ferait ou pas, intègre une partie du design historique des Jeux de 1956. Il a nécessité un investissement de 118 millions d’euros. Les travaux ont été réalisés en un temps record, 18 mois, au lieu des trois ans normalement nécessaires. À plusieurs reprises le CIO s’y est opposé après avoir constaté que la piste construite pour les Jeux de Turin avait été laissée à l’abandon.

Les leçons retenues

Cette fois, les Italiens semblent avoir retenu la leçon et envisagent une utilisation grand public du site une fois les Jeux terminés, comme à Saint-Moritz, Innsbruck ou La Plagne. De plus, malgré le temps compté, les dernières normes environnementales de qualité ont été privilégiées.

Parmi les caractéristiques remarquables du site, on note des toits équipés de stores mobiles afin que le soleil ne brille jamais sur la glace. De plus, du gazon naturel sera planté sur le toit afin de limiter l’impact environnemental.

Le système de réfrigération utilise une solution novatrice à base de glycol à 96 %, ce qui élimine presque totalement l’utilisation d’ammoniac. La chaleur résiduelle est récupérée et redistribuée via un réseau de chauffage interne, réduisant ainsi la consommation énergétique du complexe.

Ajoutons que 865 arbres ont dû être abattus pour la construction de la nouvelle piste. L’État italien promet que plus de 13 000 seront replantés.

 

En tout cas, les premiers utilisateurs, les compétiteurs, ne tarissent pas d’éloges sur la qualité du site et sur les performances qu’ils y réalisent. Un premier record y a été établi par un Chinois en skeleton. Yin Zheng a dévalé le boyau en 56’79.

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