La chasse aux sponsors est ouverte
La chasse aux sponsors est ouverte Après s'être penché sur l'organisation structurelle des Jeux, chantier toujours en cours, le comité d'organisation
La chasse aux sponsors est ouverte
Après s’être penché sur l’organisation structurelle des Jeux, chantier toujours en cours, le comité d’organisation des Alpes françaises 2030 s’attaque au « nerf de la guerre », la chasse aux partenaires privés. Il semble que l’organisation inspire confiance.
« Embarquer les fleurons de l’économie française dans ce projet », voilà en quelques mots le pari du patron du COJOP, Edgar Grospiron.
La campagne de sponsoring est officiellement lancée et l’objectif premier est d’enrôler des partenaires de grande envergure, ce qu’on appelle les partenaires premium, ceux qui mettront le plus d’argent dans l’aventure.
Néanmoins tous les partenaires sont acceptés, il existe d’ailleurs trois niveaux de partenariat. L’objectif est d’en convaincre une cinquantaine.
Le niveau premium, le plus visible, ceux qui devront faire le plus gros chèque sont de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros. Pour Paris 2024, les partenaires premium avaient payé entre 100 et 150 millions. Les Jeux d’hiver sont beaucoup plus accessibles, mais Edgar Grospiron n’a pas cité de chiffres. « Nous sommes dans une logique de partenariat ». Il rappelle que les sponsors seront directement impliqués dans la préparation des Jeux pour faire de l’événement « un laboratoire et une vitrine de leur savoir-faire ».
Un challenge excitant, mais encadré
Les sponsors principaux sont donc sollicités dans six domaines d’intervention : l’énergie, la banque, la logistique (transport), les télécoms, l’équipement textile et l’hôtellerie. Il semble que la somme globale à engranger en matière de partenariat soit supérieure à 500 millions d’euros. Cela représente environ 1/4 du budget des Jeux fixé à 2,1 milliards d’euros.
Ces partenaires ne devront pas venir en concurrence avec les membres du programme TOP du CIO. Un accord de commercialisation entre le COJOP et le CIO préserve les droits des partenaires internationaux de l’organisation mondiale du sport.
En fait les discussions avec des partenaires potentiels ont déjà commencé depuis plusieurs mois. Il semble que certains sponsors sont d’ailleurs pressés de s’engager dans l’aventure. À noter que les partenaires premium, exclusifs sur leur secteur, pourront s’associer à des initiatives comme le relais de la flamme qui peut être sponsorisé. Il est un autre secteur qui pourrait rapidement attirer toutes les convoitises, c’est celui de l’équipementier sportif. Il devra habiller les bénévoles et l’ensemble des partenaires de l’organisation. Ce sont des milliers de pièces à fabriquer.
Par ailleurs, le contrat des équipes de France avec le Coq sportif arrive à échéance après les Jeux de Milan Cortina. Un autre équipementier aurait alors toutes ses chances, compte tenu des difficultés financières du groupe troyen, actuellement placé en redressement judiciaire.