Le projet Cologne-Rhin-Ruhr a du génie
Le projet Cologne-Rhin-Ruhr a du génie Trois villes allemandes se projettent sur l'organisation des Jeux en 2036, 2040 ou 2044 :
Le projet Cologne-Rhin-Ruhr a du génie
Trois villes allemandes se projettent sur l’organisation des Jeux en 2036, 2040 ou 2044 : Berlin, Munich et Cologne. Berlin se distingue en tant que capitale nationale, tandis que Munich se vante d’occuper un site ultra-compact. Cependant, le projet Cologne-Rhin-Ruhr possède également de nombreux atouts. C’est un projet régional qui fédère 15 villes autour de sa candidature, il est plébiscité par les 2/3 de sa population et, surtout, il recèle un projet architectural encore jamais vu.
Le dossier officiel publié la semaine dernière détaille la proposition de la région Cologne-Rhin-Ruhr pour le processus de sélection nationale. C’est en septembre prochain que la Confédération olympique et sportive allemande (DOSB) décidera quelle candidature le pays présentera au Comité international olympique (CIO).
Premier aspect, le projet repose sur le principe directeur qui consiste à utiliser les stades existants dans une quinzaine de villes du territoire. C’est ainsi que certaines enceintes pourraient atteindre 60 000 spectateurs à Gelsinkirchen pour la natation ou encore 50 000 spectateurs pour le basket, le handball ou le volley à Dusseldorf. Impressionnant ! D’autant plus que les paralympiques se dérouleraient sur les mêmes installations.
Le cœur des Jeux serait à Cologne, qui achève actuellement la construction d’un nouveau vélodrome. Mais la capitale de la Rhénanie-du-Nord–Westphalie recèle un autre projet architectural autrement plus créatif : un stade d’athlétisme… temporaire.
Aujourd’hui, un stade, demain, une écocité.
Le projet se situe à Kreuzfeld, au nord de Cologne. C’est là que serait implanté le Village olympique. Après les Jeux, le site serait intégré à un nouveau quartier comprenant environ 3 500 logements pour 10 000 habitants, ainsi que des commerces, des écoles, des crèches et des installations sportives.
Mais où le principe d’héritage olympique prend tout son sens, c’est qu’au cœur du projet se trouverait un stade temporaire de 50 000 places (maquette ci-joint), dont la piste serait transformée après les Jeux en parc public et les tribunes aménagées pour accueillir des logements, des établissements d’enseignement et des espaces de recherche.
Les modules en bois, conçus pour être démontés, seraient réutilisés pour de nouveaux usages. « Nous ne cherchons pas simplement à créer une enceinte sportive. La nouveauté réside dans le fait que la structure de base du stade servira de fondation spatiale à un nouveau projet d’aménagement urbain économe en ressources, construit par-dessus », précise le directeur général du cabinet d’architecture qui conçoit le projet, Herbert Elfers.
C’est entre la conception et la réalisation que se joue le véritable défi environnemental. Le dossier prévoit un budget contraignant pour la construction, l’exploitation, la mobilité et l’utilisation post-Jeux, sans toutefois avancer de chiffres précis. Pour l’heure, l’étude souligne que « le recours massif aux infrastructures existantes — installations sportives, stades et parcs des expositions — peut être considéré positivement ».
Il existe toutefois un point critique que les études devront lever. La Fédération allemande pour l’environnement et la protection de la nature (BUND) considère les terres agricoles retenues pour réaliser ce projet est un important corridor d’air frais pour Cologne, dont la capitale de l’Ouest pourrait être privée dans les prochaines années.