Confiance retrouvée au sein du COJOP

Confiance retrouvée au sein du COJOP   Edgar Grospiron et Vincent Roberti, respectivement président et directeur général du COJOP Alpes 2030, ont

Confiance retrouvée au sein du COJOP

 

Edgar Grospiron et Vincent Roberti, respectivement président et directeur général du COJOP Alpes 2030, ont été entendus par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Les deux personnalités ont présenté la nouvelle feuille de route qui les attend à la rentrée après avoir fait fi des difficultés rencontrées jusqu’à présent.

 

À trois ans et demi des Jeux dans les Alpes 2030, le leadership de l’organisation admet qu’il y a du pain sur la planche et que jusqu’à la livraison des Jeux, le COJOP s’est engagé dans un sprint dont la ligne droite s’annonce longue. Le nouveau directeur général, Vincent Roberti (photo) souhaite « reconstruire une organisation solide, stable et durable » après des mois de crise.

 

Son premier objectif a été de bien définir les rôles qui doivent être ceux de Grospiron et lui-même afin d’éviter de se marcher sur les pieds.

Il s’agit désormais de faire de la place pour de nouveaux collaborateurs. « Les difficultés sont en train d’être surmontées et des recrutements essentiels sont à venir », a fait savoir l’adjoint d’Edgar Grospiron. Aujourd’hui, l’organisation compte une centaine de salariés et elle devrait avoisiner les 2000 à la veille des Jeux.

Cette fois, l’organisation va faire place à un directeur exécutif des opérations, chargé de la livraison des Jeux et un poste de directeur de la cellule exécutive, un directeur de cabinet de la présidence. Ces nominations pourraient selon les Échos susciter encore des turbulences en interne, indique le journal.

 

Mais le plus important, c’est de rester dans les clous coûte que coûte. Vincent Roberti résume l’affaire : « Nous avons un cap financier et nous le tenons. »

Des partenaires à trouver

On le devine, le chantier prioritaire, une fois le choix des sites réalisé, avoir défini une image et avoir trouvé un premier partenaire sera la révision budgétaire des Jeux d’hiver 2030. Le budget de 2,132 milliards d’euros, financé aux trois quarts par des entreprises privées, doit désormais tenir compte de l’« optimisation des coûts » et des « recettes supplémentaires » générées par la validation, fin juin, de la carte des sites de compétition, indique Edgar Grospiron.

 

Le déménagement du pôle glace de Nice à Lyon devrait permettre une centaine de millions d’euros d’économies. Lyon compte aménager des sites existants alors que Nice devait construire une nouvelle patinoire. Il s’agit de trouver désormais un lieu pour construire le Village olympique de Lyon, qui deviendra, plus tard, un nouveau lieu résidentiel de l’agglomération lyonnaise.

Ajoutons que la décentralisation des épreuves de patinage de vitesse à Heerenven aux Pays-Bas va rapporter bien plus que les 37,5 millions d’euros payés par les Néerlandais pour avoir une partie des Jeux. L’équipe de France olympique de patinage de vitesse va bénéficier des installations pendant trois ans et demi et des conseils avisés des « sorciers » néerlandais. Cette discipline peut rapporter des médailles aux tricolores.

 

La recherche de partenaires est également l’une des priorités des organisateurs. Après EDF, l’arrivée d’un prochain partenaire est annoncée pour la rentrée. Le COJOP estime aujourd’hui qu’il a engrangé 24% des 591 millions nécessaires à l’organisation. Mais un premier sponsor ne suffit pas, il en faut encore une cinquantaine dans les six catégories de partenaires nécessaires. Les discussions semblent bien avancées dans chacune des six catégories ouvertes. Elle concerne le secteur bancaire, l’énergie, l’équipement textile, l’hôtellerie, la logistique et les télécommunications. De plus, l’organisation reste ouverte à d’autres partenaires venant d’autres secteurs. Les partenaires peuvent être de trois niveaux : premium, sponsor officiel ou fournisseur officiel.

 

Comme on peut le constater, les patrons du COJOP prendront peut-être peu de vacances cet été. Une chose est sûre, leur rentrée sera studieuse et, nous l’espérons, efficace.

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