De nouveau le temps des nuages noirs ?

De nouveau le temps des nuages noirs ? L'organisation des prochains Jeux d'hiver d'Alpes 2030 préoccupe au plus haut point la

De nouveau le temps des nuages noirs ?

L’organisation des prochains Jeux d’hiver d’Alpes 2030 préoccupe au plus haut point la présidence du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Cette fois, c’est de nouveau la gouvernance du projet qui est pointé du doigt. Pourtant, l’organisation dispose encore de soutiens. 

 

Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports lors des Jeux d’été de Paris 2024, est désormais à la tête du Comité olympique et sportif français (CNOSF). Elle envisage avec inquiétude la prochaine aventure olympique du pays. « Le projet a progressé et ses fondations sont solides. Pourtant, nous sommes à nouveau confrontés à des problèmes de gouvernance. Nous ne pouvons plus nous le permettre, car la transition qui doit désormais s’opérer — du stade des fondations à la planification opérationnelle — est particulièrement exigeante et cruciale pour l’avenir du projet », a-t-elle confié dans une interview au journal La Tribune.

 

C’est désormais la tête du projet, Edgar Grospiron, qu’elle pointe du doigt. « Les engagements pris n’ont pas tous été mis en œuvre. C’est un fait », disait-elle. « Des collaborateurs qui devaient prendre du champ sont maintenus dans des rôles clés. À l’inverse, des talents essentiels quittent le navire. C’est problématique, d’autant que d’autres démissions menacent. »

 

Amélie Oudéa-Castera fait référence à la vague de départs qui ont émaillé l’organisation avec la directrice des opérations, Anne Murac, le directeur de la communication, Arthur Richer, le président du Comité des rémunérations, Bertrand Méheut, et finalement le directeur général, Cyril Linette.

 

En dehors de son inquiétude concernant la gouvernance du projet, Oudéa-Castera se félicite de quelques progrès accomplis. « Nous sortons d’une période positive, marquée par des symboles forts, la signature d’un premier partenaire qui en appellera d’autres, une carte des sites plus resserrée et l’annonce des premiers Jeux d’hiver de l’histoire paritaire hommes-femmes ».

Soutien de Michel Barnier

Si la présidente du CNOSF se montre très critique vis-à-vis d’Edgar Grospiron, l’ancien champion olympique à Albertville 1992 peut compter sur un soutien indéfectible, Michel Barnier. L’ancien Premier ministre et président du COJO Albertville 1992 balaie d’un revers de main les critiques sur la gouvernance. « Un grand sportif, Edgar Grospiron, a été choisi pour animer le COJOP, épaulé par un solide directeur général, le préfet Vincent Roberti. Je fais confiance à ce binôme », déclare celui qui reste l’observateur privilégié du CIO.

 

Le projet Alpes 2030 ne cesse de subir des turbulences. Il y a eu l’épisode de l‘évincement de Nice du projet au profit de Lyon récemment, cette fois, ce sont des nominations stratégiques au sein du COJOP qui semblent poser problème et dont l’annonce a été reportée. Signe tout de même de la mauvaise ambiance, le président de la région Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, membre de droit du COJOP, aurait claqué la porte lors de la dernière réunion le 23 juillet dernier.

 

De son côté, Michel Barnier donne une autre analyse : « Il faut que l’équipe qui anime ces JO 2030 puisse compter sur des partenaires sportifs et politiques fiables et loyaux. » Un vœu qui revient très souvent lorsqu’il s’agit du projet Alpes 2030 et qui semble ne jamais aboutir.

Souhaitons qu’après la parenthèse estivale, l’automne s’annonce vraiment constructif parce que le temps presse de plus en plus et qu’il est temps désormais de faire fi des points de divergence pour s’entendre sur l’essentiel.

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