Le CIO rappelle à Nice qu’il reste le patron

Le CIO rappelle à Nice qu'il reste "le patron" Devant le refus de la ville de Nice d'organiser le hockey sur

Le CIO rappelle à Nice qu’il reste « le patron »

Devant le refus de la ville de Nice d’organiser le hockey sur glace dans l’Allianz Riviera comme prévu depuis l’origine, le CIO frappe du poing sur la table. Nice doit prendre tout le pôle glace ou n’aura rien. C’est en substance ce qui se dit après une réunion technique qui s’est tenue la semaine dernière. Le CIO tient à rappeler que le véritable patron des Jeux, c’est lui.

 

C’est le journal Nice-Matin, proche de la mairie, qui fait état de ce coup de force du CIO. Lors d’une réunion technique entre les organisateurs des Jeux des Alpes 2030 et le CIO, l’organisation mondiale du sport aurait décidé « de replacer l’église au centre du village ».  En d’autres termes, elle tient à rappeler qu’elle est la véritable organisatrice des Jeux et que le COJOP Alpes 2030 n’a qu’une délégation d’organisation dans le cadre du contrat d’hôte olympique.

 

C’est la deuxième fois en quelques semaines que le COJOP se retrouve mis à l’index par le CIO. La première fois, c’était pour dire que les Jeux d’hiver doivent rester des Jeux de neige et de glace et qu’il n’est pas encore l’heure d’y ajouter des disciplines, comme le cross-country ou le cyclo-cross, comme le souhaitait le président du COJOP, Edgar Grospiron.

Des politiques qui pèsent trop dans l’organisation

Depuis l’élection des Alpes françaises il y a deux ans, les politiques des régions concernées cherchent à influencer les organisateurs et les contraignent à des décisions parfois irrationnelles. L’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice au printemps dernier n’a fait que renforcer ce problème.

 

Lors des négociations entre Renaud Muselier, président de la région PACA, et Ciotti, nouveau maire de Nice (photo), ce dernier a cédé sur deux points : les lieux d’implantation du village olympique et d’une des patinoires olympiques qu’il voulait voir construites ailleurs. Mais il est resté ferme sur son refus d’organiser le hockey sur glace dans le stade de l’Allianz Riviera  pour ne pas priver le club de football de l’OGC Nice de son écrin pendant plusieurs mois.

Une vision peu éclairée au moment où le Gym s’apprête à descendre en Ligue 2 et où l’Allianz Riviera risque de sonner creux la (les) saison(s) prochaine(s).

Le temps presse

Face à ce nouveau contretemps au moment où les prochains mois sont comptés, le CIO a décidé de frapper fort.

Le « gardien de la flamme » accepte l’idée de sites excentrés, mais souhaite néanmoins qu’ils soient le moins nombreux possible. Or, avec déjà quatre clusters, en Haute-Savoie, en Savoie, dans les Hautes-Alpes et à Nice, cela faisait déjà beaucoup. Le hockey sur glace à Paris et à Lyon comme imaginé depuis le refus de Nice, c’est trop pour le CIO. Cette fois, il siffle la fin de la récré et pose un ultimatum. Soit Nice prend tout le pôle glace, soit il n’a plus rien… plus de patinoire, plus de village et plus de Jeux olympiques tout court.

 

Sur la Côte d’Azur, on rappelle que les négociations sont toujours en cours et que les choses avancent. Mais il reste peu de temps, le 29 juin prochain, la carte des sites devra être définitive et cette offensive du CIO a le mérite de signifier à ceux qui l’auraient oublié qui est le véritable patron.

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