Amélie Oudéa-Castéra ouvre le grand livre blanc
Amélie Oudéa-Castéra va ouvrir le grand livre blanc du sport français Seule candidate en lice après le retrait de son adversaire
Amélie Oudéa-Castéra va ouvrir le grand livre blanc du sport français
Seule candidate en lice après le retrait de son adversaire potentiel Didier Séminet, l’ancienne ministre des Sports et des Jeux olympiques de Paris 2024, Amélie Oudéa-Castéra, a été élue à l’unanimité présidente du CNOSF.
En dépit de sa candidature unique, il lui fallait montrer que son engagement était convaincant. Pas de problème de ce côté-là, puisque l’élection a tourné au plébiscite. L’ancienne tenniswoman a obtenu 918 voix et deux abstentions, c’est-à-dire pratiquement 100 % des voix. Convaincue d’être à sa place, Oudéa-Castéra déclare « Dans quatre ans, lorsque nous nous retrouverons ici pour dresser le bilan de cette mandature, nous pourrons mesurer notre réussite collective « .
Première décision, elle montre sa reconnaissance à Cédric Gosse, le président de la fédération française de triathlon qui a retiré sa candidature à la présidence, à son profit. Il va être nommé secrétaire général du CNOSF. Maintenant qu’elle a les coudées franches, elle va pouvoir s’atteler à défendre ses idées à la tête du sport français : « Défendre le sport, contribuer à inscrire ses bienfaits plus au cœur de la société et éviter que l’héritage des Jeux de Paris 2024 ne retombe ».
Un livre blanc du sport français
Amélie Oudéa-Castéra entend désormais ouvrir le grand livre blanc qu’elle appelle de ses vœux. Cela commence par défendre les violences sexuelles dans les fédérations qui le demandent et celles qui en sont principalement victimes. L’autre mesure phare de son programme sera de consulter l’ensemble des acteurs des territoires afin d’imaginer le sport de demain et surtout l’avenir des clubs. L’objet de ce travail servira à défendre le sport lors des prochaines campagnes politiques, et notamment la présidentielle de 2027.
Autre mission, moins essentielle, mais tout aussi symbolique, rénover la maison du sport français pour la rendre plus accueillante.
Son prédécesseur à la présidence du CNOSF, David Lappartient, part l’esprit tranquille. Oudéa-Castéra lui a assuré qu’elle entendait poursuivre ce qu’il avait initié en deux ans, à savoir « le rassemblement, l’action et l’audace ».
Le Breton, ancien candidat à la présidence du Comité international olympique (CIO) va désormais se consacrer pleinement à sa réélection à la tête du cyclisme mondial pour lequel il brigue un troisième et dernier mandat.