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Une « réunion de chantier » programmée tous les 3 mois

Le menu était copieux, mais la réunion n’a duré que deux heures. Emmanuel Macron avait prévu de réunir une dizaine de ministres et le président de Paris 2024, il a finalement rassemblé une trentaine d’acteurs concernés par l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Il y avait des ministres, des préfets et des acteurs du monde du sport. En guets-star, était invité Thomas Bach, le président du CIO qui la veille avait assisté à l’arrivée du Tour de France.

Le chef de l’État a mis en évidence son souhait de mener ce projet essentiel pour le pays « en équipe ». C’est ainsi qu’il entend que l’accent soit mis sur la transparence.

 

Thomas Bach en complicité avec le président français.

Emmanuel Macron souhaite plus que tous que tous les français se sentent concernés par les Jeux. Ils doivent être mis au courant en temps réel des incertitudes et des menaces qui pèsent sur l’organisation.

 

Le principal risque concerne l’augmentation des dépenses dans cette période de forte inflation. Ainsi la Solidéo en charge de la construction des sites olympiques avait prévu ses chantiers avec une inflation à 2%, or aujourd’hui l’inflation frise les 11%. Elle va devoir faire des arbitrages pour rester dans son enveloppe.

 

Par ailleurs, l’organisation des Jeux qui dispose d’un budget d’environ 4 milliards a prévu une enveloppe de 315 millions d’euros pour « aléas ». Il faudra sans doute piocher dedans plus vite que prévu.

En revanche, l’état n’envisage pas de compenser les risques financiers. « L’idée d’un impôt olympique est totalement infondée voire farfelue », tient-on à rassurer du côté du gouvernement.

La sécurité en première ligne

L’autre sujet de préoccupation concerne la sécurité. L’état entend être en première ligne sur cette question. Emmanuel Macron veut une réunion de suivi mensuelle sur le sujet.

7000 à 11.000 policiers seront mobilisés chaque jour sur l’événement, mais ce ne sera pas suffisant. Les organisateurs devront recruter plusieurs dizaines de milliers d’agents de sécurité. Des agents qu’il faudra former et les coûts sont conséquents !

 

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin en première ligne sur la sécurité des Jeux.

Ce qui est sûr c’est que le ministère des Armées va devoir venir en renfort. Les policiers, gendarmes et agents de sécurité devront être épaulés par des militaires des armées de Terre. La marine sécurisera les sites de Marseille et Tahiti, où doivent se dérouler la voile et le surf, enfin l’armée de l’air s’occupera de veiller à la lutte anti drone. Ajoutons enfin que des moyens spécifiques seront également prévus pour la cybersécurité.

 

L’Élysée entend montrer qu’elle sera attentive à l’avancée de tous les chantiers. Elle programmera une réunion de ce type tous les 3 mois.

 

Une réunion de chantier qui s’est déroulé semble t-il déroulé dans un climat serein. A l’issue de la réunion, le président du CIO y est allé de son mot d’encouragement : « Vous avez une occasion unique de présenter les Jeux Olympiques d’une nouvelle ère à Paris, dans le pays de notre fondateur, Pierre de Coubertin », a déclaré Bach au comité d’organisation.

 

 

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