Raygun s’est relevée et pris sa revanche

Raygun s'est relevée et pris sa revanche Netflix vient de lancer à l'échelle mondiale *Untold Raygun: Breaking Badly*, (la chute brutale).

Raygun s’est relevée et pris sa revanche

Netflix vient de lancer à l’échelle mondiale *Untold Raygun: Breaking Badly*, (la chute brutale). Il s’agit d’un documentaire sur l’un des épisodes les plus viraux et improbables de l’histoire récente d’Internet : la participation de la B-girl australienne Rachael Gunn, alias « Raygun », aux Jeux de Paris 2024.

 

Le documentaire (Bande Annonce ci-dessous) montre comment Raygun s’est qualifiée pour les Jeux, mais aussi l’angoisse qui l’assaille avant d’entrer en piste, car elle sait qu’étant beaucoup plus âgée que les autres compétiteurs, elle risque de ne pas être à niveau.

Bien évidemment le documentaire montre l’après. Les douloureuses conséquences personnelles d’être devenue la risée du monde entier en l’espace d’à peine 90 secondes.

 

C’est son mari, Samuel Free, connu sur la scène breaking sous le nom de « Sammy Sex » — qui l’a initiée à cette discipline en 2008. Pendant ces années, il l’entraîne pendant que madame est une très sérieuse universitaire et enseignante. Titulaire d’un doctorat, elle se passionne tellement pour la discipline qu’elle rédige une thèse spécifiquement consacrée au genre et au breakdance. Elle est intitulée *Deterritorializing Gender in Sydney’s Breakdancing Scene* (Déterritorialiser le genre dans la scène du breakdance de Sydney).

90 secondes avant l’enfer

Aux Jeux de Paris 2024, l’âge moyen des compétiteurs participant aux épreuves qualificatives et aux compétitions d’élite était de 26,4 ans. Rachel Gunn en avait 11 ans de plus lorsque débute la compétition parisienne.

Sa prestation est très « différente » des autres compétiteurs. Elle mime la gestuelle du kangourou et imagine un mouvement l’« arroseur automatique ».

 

Les juges olympiques incrédules, lui attribue un zéro pointé. Immédiatement, les réseaux sociaux s’abreuvent de ces images avec sa tenue verte et jaune australienne. Elle devient en 90 secondes la risée de la bulle internet.

Commence, pour elle, un terrible cauchemar. Elle est non seulement l’objet de railleries, mais aussi de propos injurieux et de sarcasme.

L’amour guérit de tout

Son pari tourne au fiasco, la bulle toxique des réseaux sociaux la cloue au pilori. Elle décide immédiatement de mettre un terme à sa carrière sportive. Son retour au Village olympique est terrible. Elle fait une véritable crise de panique.

Heureusement, son mari ne la lâche pas. Il l’aidera à se relever avec patience et surtout beaucoup d’amour.

 

C’est ainsi que Raygun ou plutôt Rachel Gunn a quitté l’enseignement. Elle a même profité de sa notoriété pour transformer sa vie et ouvrir un nouveau chapitre professionnel. Elle est désormais conférencière, éducatrice et artiste.

 

Sa participation au documentaire Netflix constitue, à bien des égards, une tentative de se réapproprier sa propre histoire. « Je suis un être humain », déclare-t-elle dans le film. Qui pourrait en douter !

 

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