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La Cour pointe des « risques de surcoût »

Il ne sera fait aucun cadeau au Comité d’organisation des Jeux de Paris 2024 et le rapport provisoire de la Cour des comptes publié cette semaine vient le lui rappeler, s’agissant du financement de la compétition dans un peu moins de quatre ans.

Le Canard enchainé dans son édition du jour n’y va pas de main morte et titre « La Cour des comptes s’angoisse devant la future facture des JO en France ».

Le COJO doit s’y faire, l’administration française le surveille et ne le lâchera pas. Pourtant le budget des Jeux est financé presque intégralement par des fonds privés.

Le document de 137 pages, réalisé entre octobre 2019 et septembre 2020, est une épreuve du rapport attendu seulement pour le début de l’année prochaine. C’est un texte provisoire auquel le COJO n’a pas apporté d’éléments contradictoires. Notamment, toutes les révisions de projet qui viennent d’être mis en œuvre le mois dernier et destiné à économiser entre 350 à 400 millions d’euros.

Étouffer le feu

C’est dans ce sens que les organisateurs de Paris 2024 se sont empressés de répondre aux critiques. Ils ont expliqué à l’AFP que la Cour des comptes a basé son rapport sur des chiffres de début 2019, avant précisément qu’il ne s’engage dans des économies de 400 millions d’euros sur les 3,8 milliards de budget initialement prévu.

Par ailleurs, lorsque la Cour estime que les incertitudes liées à la crise sanitaire du moment sont de nature à freiner l’ardeur des sponsors, le COJO fait remarquer qu’il a déjà collecté la moitié des fonds espérés. S’agissant des spectateurs, il fait remarquer qu’il est prématuré d’imaginer ce qui se passera dans quatre ans et ce que seront les recettes de billetterie à l’aune de stades vides si la crise sanitaire devait durer. Les Japonais qui organisent les Jeux de Tokyo 2020 dans 8 mois, sont encore dans l’expectative.

Enfin et le Canard Enchainé s’en délecte, les rémunérations des directeurs sont pointés du doigt. Selon le rapport, les salaires serait « très sensiblement supérieurs en moyenne à ceux constatés dans le privé ». On parle de rémunération comprise entre 125.000 et 245.000 euros par an.
Sur ce point le COJO précise une évidence « Notre objectif est d’attirer les meilleurs talents capables de livrer le plus grand événement au monde en termes de visibilité, de complexité, d’enjeux d’organisation. Paris 2024 est également une entreprise éphémère. Les primes et conditions d’embauche font parties des leviers d’attractivité des postes ».

Le comité d’organisation précise qu’il répondra en détail aux critiques de la Cour des Comptes d’ici le conseil d’administration du 17 décembre où sera finalisé le plan d’économie envisagé à l’automne.

De son côté, la Cour des comptes a « déploré » cette publication qui « porte atteinte au bon déroulement des procédures encadrant la phase contradictoire ».

On le disait, on ne se fera pas de cadeaux !

 

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