Les Jeux asiatiques d’hiver en Saudi, compromis

Les Jeux asiatiques d'hiver en Arabie Saoudite, compromis Les Jeux asiatiques d'hiver de 2029 organisés dans la cité futuriste de NEOM

Les Jeux asiatiques d’hiver en Arabie Saoudite, compromis

Les Jeux asiatiques d’hiver de 2029 organisés dans la cité futuriste de NEOM en Arabie saoudite seraient menacés. Des retards de construction et des obstacles financiers pénalisent ce projet. Le Conseil olympique d’Asie (OCA) explorerait d’autres options.

 

L’Arabie saoudite a été choisie par le Conseil olympique d’Asie (OCA) pour accueillir les prochains Jeux asiatiques d’hiver de 2029. Le pays du Golfe compte réaliser ce projet dans sa station futuriste du désert à Trojena. Un projet totalement fou, mais spectaculaire et bougrement original (vidéo ci-dessous).
Seulement voilà, selon des rapports de Bloomberg et d’autres médias, la construction du projet phare NEOM (cité du futur sur un territoire grand comme la Belgique) subit des retards et une pression financière croissante.

Une station construite de toutes pièces

La décision d’attribuer les Jeux asiatiques d’hiver à l’Arabie saoudite en 2022 s’appuyait sur des représentations du village alpin futuriste de Trojena(maquette ci-joint), d’un immense lac artificiel et un réseau de pistes fonctionnant grâce à la neige artificielle de décembre à mars.

À ce projet de sport et loisirs s’ajoute la construction d’un gratte-ciel de la taille de la tour Eiffel. Le coût de cette ambition est estimé à près de 20 milliards de dollars. Une paille pour ce pays du Golfe, qui n’est qu’un élément de la cité futuriste de NEOM (à voir le projet intégral). Le programme est évalué à 1 500 milliards de dollars.
Cependant, à moins de quatre ans de la cérémonie d’ouverture, la construction de la station de ski s’avère complexe. De plus, les financements se tarissent.

 

Des obstacles techniques au creusement d’un immense lac artificiel destiné à alimenter les installations de production de neige sont légion. Il s’agit d’une retenue d’eau de 2,7 millions de mètres cubes (image de synthèse).

 

L’eau doit être transportée  sur 200 kilomètres depuis le golfe d’Aqaba et remonter de 2500 m au niveau du lac artificiel. En utilisant une conduite d’un mètre de diamètre comme c’est actuellement prévu, il faudrait 2 ans pour remplir le lac. Or, actuellement les capacités d’ingénierie existantes peinent à trouver une solution plus efficace.

Discussions en coulisse

Les responsables saoudiens n’ont pas reconnu publiquement les retards, mais ils auraient engagé des discussions avec la Chine, qui soutient le projet, pour passer leur tour en 2029. Les Chinois démentent en avoir discuté. En attendant, le Comité olympique d’Asie (OCA) se préoccupe de la situation. Il envisagerait de permettre à l’Arabie Saoudite de bénéficier d’un délai de 4 ans supplémentaires. C’est l’OCA qui engagerait alors des discussions avec les Chinois, voire les Sud-Coréens qui bénéficient des installations nécessaires.

 

L’incertitude entourant les Jeux laisse les athlètes dans l’incertitude et soulève des questions quant à la faisabilité d’un projet d’une telle envergure dans un environnement de montagne, certes, mais aride. Les critiques ont qualifié le projet de gaspillage inconsidéré de ressources et invoquent la nécessité de recourir massivement à la neige artificielle dans une région où les chutes de neige naturelles sont faibles.

A voir, à entendre

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