À deux ans des Jeux, enthousiasme prudent au CIO

À deux ans des Jeux, enthousiasme prudent au CIO Le directeur exécutif des Jeux olympiques, Christophe Dubi vient d’accorder une longue

À deux ans des Jeux, enthousiasme prudent au CIO

Le directeur exécutif des Jeux olympiques, Christophe Dubi vient d’accorder une longue interview à France Info *. Il se dit confiant sur la réussite des Jeux de Los Angeles, sans baisser la garde sur la question des transports, des visas ou encore les billets.

 

À deux ans de l’événement, Christophe Dubi (photo) semble confiant dans la capacité des Américains  à réaliser de beaux Jeux. Mais au-delà de la capacité qu’aime afficher l’organisation sur le fait de générer de forts bénéfices, d’autres questions plus complexes restent en suspens.

 

À la différence de nombreuses villes organisatrices, Los Angeles n’avait pas de nouvelles constructions à mettre en œuvre. L’organisation a tiré parti des structures existantes à Los Angeles et les villes voisines.

Revers de la médaille, le CIO a accordé la possibilité aux organisateurs de nommer les stades, ce qui ne s’était jamais vu jusque-là. Christophe Dubi admet que la mesure est d’abord pragmatique.  « Il s’agit d’installations existantes dont les droits de dénomination ont été vendus dans le cadre d’accords à long terme ; annuler ces contrats pendant les Jeux reviendrait à les racheter, à un coût très élevé ».

Les points noirs

En revanche, le transport constitue le point le plus délicat. À Los Angeles,  le trafic routier constitue le mode de transport le plus développé. Pendant les Jeux, la maire de Los Angeles, Karen Bass, a fait la promesse que les voitures resteraient au garage. Difficile d’y croire. Dans les faits, d’immenses parkings relais permettront aux spectateurs de rallier les sites de compétition en navettes.

Les Angelenos auraient testé le projet lors de la Coupe du monde de football lors des matches au SoFi Stadium. C’est cette enceinte qui doit accueillir une partie de la cérémonie d’ouverture, puis la natation.

 

En revanche, le directeur exécutif des Jeux se montre optimiste sur le système de billetterie mis en œuvre. Il reconnait néanmoins que le prix des billets est cher pour nous, Européens. Mais cela semble ne pas être un problème pour les Américains habitués à payer très cher les places dans les stades pour du sport ou un concert.

Il précise que la plupart des sites sont pleins et que, sur les 11 millions de billets disponibles, 50 % coûteraient moins de 200 dollars (175 euros).

 

Reste enfin la question des visas. Les problèmes observés lors de la Coupe du monde de football en matière d’entrée aux frontières américaines inquiètent. Christophe Dubi pourtant, reste confiant : « nous avons une excellente collaboration » entre les organisateurs et le département d’État. Il rappelle que, depuis 2017, le CIO cherche des garanties pour s’assurer que les athlètes et les équipes puissent entrer dans le pays via une accréditation. Cette garantie a été signée par le président américain Donald Trump au cours de son premier mandat. Certes, mais c’était avant ses prises de position plus récentes et plus radicales lors du deuxième mandat.

Quid de l’interventionnisme de Trump

Donald Trump, on le devine, va chercher à ne pas passer inaperçu pendant les Jeux, comme il l’a fait lors de la Coupe du monde de foot. Échaudé par l’affaire Balogun, Christophe Dubi a dû répondre à une question sur d’éventuelles interventions politiques de Trump avant ou pendant les Jeux.

« La clé réside dans l’indépendance du sport », s’est défendu le responsable suisse. La dernière Session du CIO a décidé de renforcer la protection des comités nationaux, des fédérations internationales et des athlètes. L’argumentation repose sur un principe simple : ceux qui méritent de concourir doivent être présents, qu’importe leur nationalité, leur religion, leurs convictions.

Reste à savoir si Donald Trump a la même lecture du texte en question.

* L’entretien intégral sur France Info

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