Des transports pensés pour l’après-Jeux
Des transports pensés pour l'après-Jeux Imaginer comment des milliers de personnes se déplaceront entre les montagnes, les vallées et les villes
Des transports pensés pour l’après-Jeux
Imaginer comment des milliers de personnes se déplaceront entre les montagnes, les vallées et les villes pendant les semaines des Jeux, c’est le défi que les organisateurs ont eu à réaliser. Ils avaient à le faire sur un territoire dont les sites sont éloignés de plusieurs centaines de kilomètres.
La SIMICO (la société d’infrastructure de Milan Cortina) avait à réaliser 96 projets d’infrastructures dont la moitié concernaient les transports. Elle annonce aujourd’hui qu’elle boucle les derniers kilomètres. La société d’infrastructure a bénéficié ces derniers mois d’un coup de pouce du gouvernement italien, de la province de Trente et des ministères concernés qui ont débloqué 3,4 milliards d’euros afin d’être à la hauteur de l’enjeu.
La feuille de route était ambitieuse, car elle conjuguait à la fois mobilité, héritage et transformation territoriale. Le plan vise à réduire les temps de trajet et améliorer la qualité de vie pour les acteurs des Jeux, mais surtout pour les habitants du nord de l’Italie, au-delà des Jeux.
Un élément clé du modèle réside dans son engagement clair en faveur des transports en commun, avec une forte intégration entre le train, le bus et les services essentiels dans les régions alpines où se trouvent la plupart des sites. Le train servira de colonne vertébrale pour relier les pôles olympiques, garantissant une accessibilité totale à tous les usagers.
Le téléphérique de Cortina, dernier chantier d’envergure
Le principal chantier de la SIMICO a longtemps été le centre de glisse de Cortina (photo). Il a fini par sortir de terre et devenir opérationnel pour les Jeux alors que plus personne n’y croyait vraiment.
Cette fois après des mois d’incertitude et d’obstacles bureaucratiques, la construction du téléphérique de Cortina d’Ampezzo, site clé des prochains Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, a débuté.
Approuvé par les autorités italiennes début juillet, ce projet prévu pour accueillir des dizaines de milliers de spectateurs sur les pistes de la « Reine des Dolomites » devrait être prêt à temps.

La remontée mécanique reliera le parking Apollonio au domaine skiable de Socrepes où se dérouleront les épreuves alpines féminines.
Il comprend l’installation de dix pylônes et la création de trois stations de téléphérique : en vallée, une station intermédiaire et une station au sommet. Une fois opérationnel, le système transportera jusqu’à 2 400 passagers par heure.
Les préoccupations environnementales et géologiques ont été un élément clé du processus de planification. Afin de limiter l’impact, les ingénieurs ont réalisé des évaluations détaillées afin de garantir l’intégration harmonieuse du téléphérique dans le paysage alpin. L’installation s’étendra sur un peu plus d’un kilomètre. La palette de couleurs et les formes structurelles ont été choisies pour assurer une cohérence visuelle avec le paysage.