Dakar 2026 : des Jeux, mais bien plus encore

Dakar 2026 : des Jeux, mais bien plus encore Le Sénégal ne se contente pas d’organiser un événement sportif. Il pose

Dakar 2026 : des Jeux, mais bien plus encore

Le Sénégal ne se contente pas d’organiser un événement sportif. Il pose les fondations d’une économie événementielle dont les ramifications dépassent largement la billetterie ou l’hôtellerie de l’événement.

 

Lorsque le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye (photo) a lancé le programme « Dundal JOJ », il voyait bien plus loin que la simple (mais déjà très complexe) organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse.

Le terme Dundal n’est d’ailleurs pas choisi au hasard. C’est un mot issu de la langue locale, le wolof, qui signifie « nourrir, alimenter ou faire vivre ».

 

En d’autres termes, selon le président sénégalais, les JOJ doivent permettre non seulement au Sénégal d’être pleinement opérationnel pendant les Jeux, de savoir gérer ultérieurement l’héritage des infrastructures ou autres, mais également montrer le rayonnement du pays à l’échelle du continent… et au reste du monde également.

Tout un pays mobilisé

Il y a eu la première phase réussie, celle de construire à temps toutes les infrastructures nécessaires à l’organisation des Jeux qui vont rassembler 2700 sportifs qui s’affronteront dans 151 disciplines de 25 sports. Le report de 2022 à 2026 aura été plus que nécessaire.

Désormais Dakar, Diamniado et Saly, les villes hôtes de l’événement sont sur le pied de guerre.

 

Il y a eu les périodes de doutes, mais la mobilisation de tout un pays à donné du sens à cette organisation, à cette nation, à créé des opportunités, à surtout permis de donner de l’espoir à une jeunesse qui n’en demandait pas tant.

 

Parce qu’au delà des Jeux, il a fallu gérer la phase encore en cours, le trajet de la flamme. 30 étapes étaient prévues dans les 14 régions administratives du pays. Pour l’occasion, 150 000 kits scolaires ont été distribués aux élèves et aux enseignants.

Mine de rien, ces « goodies » constitue pour l’économie sénégalaise un marché logistique considérable. La fabrication des kits, son conditionnement, son stockage et sa distribution a dopé son économie.

 

Mais ce n’est pas tout. Chaque ville-étape a constitué pendant l’opération un micro-marché pour la restauration, la communication événementielle, la sonorisation, la sécurité privée.

 

Au passage, les associations n’ont pas été oubliées et bénéficient de 200 000 billets d’accès aux compétitions. A charge pour elle d’en faire une distribution équitable, et surtout pédagogique en privilégiant la jeunesse pour donner l’envie aux jeunes sénégalais et surtout sénégalaises, de faire du sport.

Un héritage à faire fructifier

Mais au-delà des Jeux, le Sénégal entend faire fructifier l’héritage de l’événement. Les espaces dédiés au sport, à la culture, à la formation utilisés pendant les Jeux doivent devenir des actifs économiques. Le président Faye insiste fortement sur ce point.

 

Les stades doivent poursuivre l’accueil de grandes compétitions, les sites de formations aux métiers du sport, à l’événementiel doivent le rester, la station balnéaire de Saly doit profiter de cet élan pour accueillir des touristes, des séminaires d’entreprises toute l’année.

 

Concrètement, c’est le signal d’un marché de l’éducation par le sport qui s’ouvre et les entreprises sénégalaises doivent se positionner comme référence en la matière avant que des opérateurs étrangers ne viennent capter ce marché. Celles qui attendront la cérémonie d’ouverture pour se positionner auront déjà perdu la partie.

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