Brisbane 2032 prépare sa métamorphose… temporaire
Brisbane 2032 prépare sa métamorphose
Brisbane 2032 prépare sa métamorphose… temporaire
Les Jeux olympiques et paralympiques de Brisbane 2032 pourraient entraîner une transformation des rues, des nœuds de transport et des espaces publics. Les organisateurs veillent à ce que ces aménagements soient le plus temporaires possible afin que les habitants retrouvent rapidement leur cadre habituel.
Dans le jargon olympique, on appelle cela « overlay » (recouvrir). L’organisation des Jeux olympiques nécessite la construction de nouvelles infrastructures sportives et la modernisation des transports au sein de la ville ou du territoire hôte. C’est la partie visible de l’iceberg.
Toutefois, une autre infrastructure s’avère nécessaire : elle concerne la sécurité, la circulation des centaines de milliers de personnes venues de l’extérieur, leur accueil et les festivités publiques destinées à les distraire au-delà de l’événement.
Or, les Jeux ne doivent pas interrompre le cours normal de la vie. Les habitants continueront de se déplacer, de travailler, de voyager et de fréquenter les espaces publics de la ville alors que les foules olympiques circuleront dans Brisbane. C’est pourquoi la planification des infrastructures temporaires constitue un volet majeur de l’organisation globale des Jeux.
Les Jeux vont modifier le fonctionnement de certains quartiers. Les itinéraires piétonniers habituels pourraient être bouleversés. Les espaces publics transformés en fan-zones et des dispositifs de sécurité temporaires apparaîtront autour des sites sportifs et autres lieux à forte fréquentation. Les habitants de Paris lors des Jeux de Paris 2024 savent précisément de quoi il s’agit.
La superposition d’infrastructures
C’est ainsi que la société d’architecture du cabinet Populous en charge notamment du stade olympique réfléchi à l’aménagement temporaire de ces infrastructures sans nécessiter d’aménagement définitif supplémentaire. Les architectes imaginent ce qu’ils appellent « la superposition d’infrastructures ». Les Jeux n’ont lieu qu’une fois par génération, il est donc nécessaire d’aménager sans tout transformer.
Des infrastructures temporaires peuvent être ajoutées lors des pics de fréquentation et retirées une fois les Jeux terminés. Cela pourrait s’avérer particulièrement important pour les espaces publics et les sites qui seraient peu utiles une fois que Brisbane aura retrouvé son fonctionnement normal.
Les spectateurs et les habitants pourraient rencontrer des zones de contrôle, des points d’accès contrôlés et des itinéraires piétonniers aménagés autour des sites. L’important serait de garantir une fluidité sans perturber les zones environnantes. Les spectateurs et les habitants disposeront sur leur smartphone d’informations en temps réel sur l’évolution de la situation concernant les transports et la gestion des foules.
Par ailleurs, les quais de Brisbane (photo) et les principaux espaces publics de rassemblement seront probablement des éléments importants de cette expérience. Brisbane pourra au-delà des compétitions montrer au monde ses espaces publics grâce aux images de télévision. Les installations temporaires dépassent leur rôle pratique pour devenir des éléments de communication.
Une fois les Jeux terminés, on efface tout
Cette infrastructure temporaire devra être démontée une fois les Jeux terminés. Il s’agira de remettre les sites en état et rétablir la configuration habituelle des aménagements piétonniers et des transports. Si certaines installations peuvent être mises en place assez rapidement, d’autres, plus vastes, nécessiteront des mois de travaux pour leur montage comme pour leur démontage.
Le succès de cette stratégie se mesurera avec la facilité avec laquelle elles disparaîtront par la suite. Une opération d’aménagement olympique bien pensée doit offrir aux habitants de la ville hôte de retrouver rapidement leur usage quotidien une fois la foule partie.