Au-delà des conflits, les athlètes inspirent
Au-delà des conflits, les athlètes inspirent La politisation des Jeux détourne l'attention des véritables protagonistes que sont les athlètes. Comme l'a
Au-delà des conflits, les athlètes inspirent
La politisation des Jeux détourne l’attention des véritables protagonistes que sont les athlètes. Comme l’a déclaré le président de l’IPC, Andrew Parsons, « Ce sont eux qui doivent être au centre de l’attention, sous les projecteurs, et non les politiciens ni même les dirigeants des organisations sportives ».
Milan Cortina réunit finalement 611 athlètes issus de 55 délégations dans 79 épreuves réparties dans six sports, cela reste le nouveau record. Ces chiffres sont désormais définitifs après le forfait d’Aboulfazl Khatibi, seul athlète iranien qualifié, qui n’a pu se rendre en Italie en raison de l’escalade du conflit au Moyen-Orient. L’événement conserve ainsi son statut de plus grande édition hivernale de l’histoire et coïncide également avec le 50e anniversaire du mouvement, né en Suède en 1976. Il rassemblait à l’époque 200 compétiteurs de 18 pays dans seulement deux disciplines.
La carte des délégations souligne à la fois l’expansion et la consolidation des sports d’hiver. Le Salvador, Haïti, la Macédoine du Nord, le Monténégro et le Portugal participent pour la première fois aux Jeux paralympiques d’hiver, tandis que la Chine arrive avec la plus grande délégation, soit 70 athlètes.
À cette croissance collective s’ajoutent des athlètes individuels capables de marquer la compétition, tels que l’Américaine Oksana Masters (photo ci-dessus) ou le Français Arthur Bauchet.
Le sport doit rassembler
Même si ces Jeux se déroulent dans un contexte international qui rend difficile de dissocier totalement le sport de la géopolitique, ils constituent le premier grand événement multisports mondial et rien ne doit contribuer à gâcher la fête.
C’est comme cela que la curleuse britannique Jo Butterfield résume sa position auprès de l’agence Reuters: « Il se passe beaucoup de choses dans le monde en ce moment, mais je m’entraîne pour ça depuis longtemps et nous sommes là pour le curling. Je suis convaincue que le sport peut rassembler les gens.»
Dans ce contexte, Andrew Parsons, le président du Comité international paralympique, a tenté de recentrer l’attention sur les athlètes et sur la portée symbolique du sport paralympique.
Lors de son discours, il a déclaré : « Les paralympiens sont prêts à redéfinir le possible, à repousser les limites des capacités humaines et à montrer ce que les êtres humains peuvent accomplir lorsqu’ils sont respectés et qu’on leur donne les moyens de réussir. »
Selon lui, « le handicap n’est pas en soi une limitation, mais une dimension incroyable de la diversité humaine ».
Le responsable brésilien a également lié l’événement italien à l’histoire du mouvement en rappelant qu’« il y a près de 80 ans, Sir Ludwig Guttmann a déclenché une révolution pacifique » et en affirmant qu‘« aujourd’hui, les Jeux paralympiques sont l’événement sportif le plus transformateur au monde ».