La France milite pour des Jeux 2030 encore plus inclusifs

La France milite pour des Jeux 2030 encore plus inclusifs   À l'approche des Jeux paralympiques d'hiver Alpes 2030, les sportifs en

La France milite pour des Jeux 2030 encore plus inclusifs

 

À l’approche des Jeux paralympiques d’hiver Alpes 2030, les sportifs en situation de handicap mental, psychique ou avec autisme restent encore exclus de la compétition. Une campagne « #Jeux2030Inclusifs » réclame leur réintégration au sein des Jeux paralympiques d’hiver.

 

La dernière participation d’athlètes en situation de handicap intellectuel aux Jeux paralympiques d’hiver remonte à Nagano 1998. Leur exclusion a été décidée après le scandale de l’équipe espagnole de basketball, médaillée d’or dans la catégorie handicap intellectuel aux Jeux paralympiques d’été de Sydney 2000 (photo). Elle a été reconnue coupable d’avoir inclus des joueurs ne répondant pas « aux critères d’éligibilité ».

 

En réponse, le Comité international paralympique (IPC) a suspendu la Fédération internationale des sports pour personnes ayant une déficience intellectuelle (ISFD). Cette fédération est aujourd’hui connue sous le nom de Virtus.

 

Ajoutons que l’IPC est également confronté à la question de la classification. La déficience intellectuelle repose sur des critères spécifiques (QI, limitations adaptatives, âge d’apparition du trouble). C’est plus complexe à évaluer que le handicap physique où l’on mesure la force musculaire ou l’amplitude d’un membre.

L’IPC réintègre les déficients intellectuels aux Jeux d’été

Depuis, un système de classification international officiel a été mis en place. Pour participer aux compétitions, les athlètes doivent présenter des limitations importantes de leur fonctionnement intellectuel et de leur comportement adaptatif. Ces limitations doivent être apparues avant l’âge de 18 ans et vérifiées par des tests et un examen standardisés.

 

C’est ainsi que depuis les Jeux paralympiques d’été de Londres 2012, plusieurs épreuves ont inclus des pratiquants de sport adapté à la demande de plusieurs Fédérations et notamment celles d’athlétisme et de natation.

 

Le programme d’hiver, en revanche, n’a pas suivi cette voie. Aucune fédération internationale de sports d’hiver n’a officiellement soumis d’épreuves médaillées.

La France en chef de file

Les championnats du monde Virtus 2025, organisés à Tignes (photos), ont démontré que les infrastructures françaises homologuées par la Fédération internationale de ski (FIS) sont adaptées. Les responsables français estiment que les conditions sont désormais réunies pour l’accueil des handicapés mentaux aux sports d’hiver à l’occasion des Jeux d’Alpes 2030.

 

Conformément au règlement de l’IPC, l’ajout d’épreuves médaillées est conditionné par la proposition de la fédération internationale du sport concerné. La Fédération internationale de ski et de snowboard (ISSF) a déclaré soutenir le processus d’une éventuelle inclusion dès 2030. Au final, c’est l’IPC qui tranchera.

 

En France, les défenseurs de cette inclusion affirment qu’elle aurait des conséquences qui dépassent le cadre du sport. Sans accès aux compétitions paralympiques, les athlètes en situation de handicap intellectuel souffrent souvent d’un manque de financement, n’ayant pas de visibilité médiatique.

Ils affirment que la participation aux Jeux de 2030 permettrait de reconnaître leur mérite sportif. Elle permettrait également de favoriser une plus grande inclusion sociale. « Nos sportifs ne demandent qu’une chose : être jugés sur leurs performances, comme n’importe quel autre champion », insiste Marc Truffaut, président de la Fédération française du sport adapté (FFSA).

La France compte plusieurs champions du monde de ski alpin parmi les athlètes en situation de déficience intellectuelle : Mélanie De Bona, Antoine Maure ou encore Ange Cazorla.

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