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Procès en appel de Papa Massata Diack

Le procès en appel de Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme s’est ouvert à Paris en fin de semaine dernière en l’absence de l’intéressé « retenu » au Sénégal. Il doit se poursuivre en milieu de semaine prochaine.

 

Chargé du marketing à la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF, devenue depuis World Athletics), Papa Massata Diack avait été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme et un million d’euros d’amende en septembre 2020. Il était déjà absent à l’audience.

Il était reconnu coupable d’avoir orchestré avec son père un système de corruption qui avait permis à des sportifs russes soupçonnés de dopage de participer aux Jeux olympiques de Londres 2012 et aux Mondiaux d’athlétisme à Moscou en 2013.

Papa Massata Diack avait également été condamné pour avoir détourné environ quinze millions d’euros grâce à des commissions sur des contrats de parrainages et de droits télévisés.

 

En revanche, son père (photo), président de l’instance dirigeante de l’athlétisme mondial de 2001 à 2015 était lui présent. Pendant son mandat, on lui reproche au total d’avoir détourné 55 millions de dollars.

 

Il avait été condamné à quatre ans de prison (dont deux ferme) pour corruption et abus de confiance dans l’affaire du dopage russe.

 

En revanche, l’ancien dirigeant de l’athlétisme mondial ne sera plus poursuivi pour deux autres affaires toujours en cours d’investigation. Elles concernent des sommes détournées (on parle de 40 millions de dollars) qui auraient servies notamment à soudoyer des membres du CIO (?) lors des votes d’attribution des Jeux de Tokyo 2020 et Rio 2016. Les investigations sont toujours en cours.

 

Quoiqu’il en soit, Lamine Diack s’est éteint l’année dernière en emportant avec lui une partie de ses secrets.

Le procès des fantômes

En l’absence des Diack, qui ont porté l’affaire en appel,  un seul prévenu, Habib Cissé, un avocat des deux parties, était dans le box pour le scandale de corruption sur les cas de dopage en Russie dès 2011.

Il demande l’annulation de sa condamnation à trois ans de prison dont deux avec sursis. Il avait été jugé coupable d’avoir reçu 3,45 millions d’euros, soutirés à des athlètes russes pour les faire disparaître de la liste des sportifs soupçonnés de dopage sanguin.
Cissé a demandé le renvoi du procès pour organiser une visioconférence.

Selon lui, Papa Massata Diack est placé sous contrôle judiciaire au Sénégal et ne peut pas quitter le pays. La requête a été rejetée par le tribunal.

Une organisation bananière

Le procès a repris mercredi après-midi pour aborder le fond du dossier. Les débats se sont terminés jeudi. Le jugement a été mis en délibéré au 9 mars prochain.

Lors de la deuxième journée d’audience, l’avocat de la Fédération internationale d’athlétisme a dénoncé une « organisation bananière » de l’instance à l’époque où elle était dirigée par Lamine Diack.

 

Me Régis Bergonzi a notamment expliqué comment, selon lui, l’ancien président de l’IAAF aurait recruté son fils Papa Massata Diack comme consultant marketing, créant, avec lui et des complices, un réseau de détournement de fonds et de corruption pour cacher des cas de dopage chez des sportifs russes en 2011. « On a détruit l’honneur de l’athlétisme et de la fédération », rebaptisée World Athletics a t-il ajouté. « On a jeté notre marque, IAAF, à la poubelle ».

L’avocat de World Athletics demande un total de 41,2 millions d’euros de dommages-intérêts.

Le Comité international olympique (CIO) a réclamé un euro symbolique, l’Agence mondiale antidopage (AMA) 300 000 euros de dédommagement.

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