Orientation détonnante pour la présidence
Un mois après la démission d’Edgar Grospiron, l’ancien président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, se détacherait pour prendre la tête du COJOP Alpes 2030. C’est Radio France qui rapporte une source proche du dossier. Le choix d’un entrepreneur semble confirmer un changement d’orientation dans le cadre de l’accueil des Jeux dans moins de trois ans et demi.
Ceux qui avaient imaginé qu’un sportif reconverti dans l’administration du sport, comme Nathalie Péchalat, Vincent Jay ou Michel Vion, pourrait succéder à Edgar Grospiron en seront pour leurs frais. Depuis le 10 septembre et l’intérim assumé par le directeur général, Vincent Roberti, les consultations se multiplient. Sollicités, l’ancien patron de Paris 2024, Tony Estanguet, ou bien encore Martin Fourcade ont rapidement dit non.
Un premier virage avait été pris avec la sollicitation d’Henri Giscard d’Estaing, l’ancien président du Club Med. Mais lui aussi a décliné l’invitation.
Cette fois, le virage assumé vers la nomination d’un businessman et d’un négociateur expérimenté comme Geoffroy Roux de Bézieux semble sur la voie. Il faut dire que l’affaire devient urgente, car, à trois ans et demi des Jeux, il est temps de passer aux choses sérieuses et de passer la surmultipliée. L’objectif clairement affiché, c’est la restructuration du Comité d’organisation et à la recherche de partenaires. S’agissant de la manifestation sportive et l’avenir environnemental de la montagne, on verra plus tard ou en cours de route !
Déjà dans le grand bain
Geoffroy Roux de Bézieux a pour lui d’avoir déjà approché l’environnement olympique. Il faisait partie du conseil d’administration de Paris 2024 et il est déjà au COJOP d’Alpes 2030. Depuis le 1er avril 2026, l’ancien président du Medef dirige le comité des rémunérations du Cojop à la place de Bertrand Méheut, l’une des personnalités démissionnaires au début de 2026.
En dehors de cet aspect, on le devine capable de rechercher activement des partenaires financiers compte tenu de son important carnet d’adresses. On le dit également autant apprécié par ses pairs que par les syndicats de salariés pour son sens du dialogue lorsqu’il dirigeait le patronat français. Ces qualités seront très utiles au sein d’une organisation passablement éprouvée ces derniers mois.
Reste toutefois une très grosse incertitude, sa vision du sport de haut niveau, des disciplines olympiques hivernales et surtout de l’avenir environnemental de la montagne, des thématiques chères à tous ceux qui avaient été pressentis avant lui pour le poste. Nul doute que si sa nomination devient officielle, il lui faudra rapidement se dévoiler sur ce sujet.
Une chose est sûre, l’homme est plus déconcertant qu’il n’y paraît. Bien qu’issu de milieux parisiens et privilégiés, son père était banquier, il a fait son service militaire dans les commandos marine. « J’ai besoin de beaucoup me dépenser », avoue-t-il. Il a d’ailleurs pratiqué de très nombreux sports, comme le football, le rugby, la boxe, le vélo, la course à pied et le triathlon pendant une dizaine d’années (photo). Entrepreneur, leader, certes, mais pas que… c’est plutôt bon signe.