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L’univers impitoyable de la Coupe du monde de plongeon

Ils sont 225 athlètes retenus pour la compétition de plongeon qui se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 6 mai au Tokyo Aquatics Center (photos). A l’origine la compétition devait se dérouler du 18 au 23 avril dernier. Elle est seulement retardée.
Ces 225 plongeurs venus des cinq continents représentent une exception dans un pays qui a fermé ses frontières aux étrangers depuis le début de l’année.

Cette épreuve de Coupe du monde de plongeon est également une compétition de qualification et un test grandeur nature en vue des Jeux olympiques de Tokyo 2020.
Autant dire que la manifestation est importante et qu’elle se déroule avec des précautions strictes et des protocoles draconiens.

Quelques absents de marque

Pourtant en dépit de règles d’une excessive sévérité, les plongeurs australiens n’ont pas fait le déplacement. C’est moins le dispositif en place que la poussée de contaminations qui affecte Tokyo en ce moment qui est en cause.

Les États-Unis envoient pour leur part 9 plongeurs, tandis que la Chine, la meilleure nation mondiale prive ses meilleurs éléments de la compétition, car ils sont déjà qualifiés.

 

La France a engagé quatre plongeurs : Alois Kalonji et Naissam Nani chez les filles au plongeon de haut vol, ainsi que Matthieu Rosset chez les garçons. Ajoutons Alexis Jandard au tremplin de 3 m.

L’équipe de France est orpheline de son meilleur représentant, Benjamin Auffret, qui vient de mettre un terme à sa carrière sportive. Celui qui avait terminé 4ème à Rio 2016 a fait le choix de poursuivre ses études pour devenir pilote de chasse.

Un envers du décor surréaliste

Tous ces plongeurs ont dû suivre une mise à l’écart pendant les 14 jours précédents le voyage. Ils ont bien évidemment subit un test PCR négatif au moins 72 heures avant l’arrivée.

Mais ça c’était le hors d’œuvre, maintenant qu’ils sont arrivés sur place, ils découvrent en avant première ce qui attend les quelques 11.500 sportifs et leurs accompagnateurs pendant les Jeux, cet été. L’envers du décor n’est pas drôle.

 

Ainsi Matthieu Rosset (photo) interrogé sur BFM TV a raconté les conditions dans lesquelles se sont déroulées ses premières heures au Japon.

Lui et ses camarades ont d’abord été bloqués pendant trois heures à l’aéroport. Le temps du contrôle de visa et d’y subir un test salivaire. Le temps aussi d’y faire tamponner une dizaine de documents et de télécharger des applications de suivi sur leur smartphone afin d’y être tracé 24 heures sur 24.

En dépit de ces contraintes lourdes, le champion français dit que les douaniers japonais se sont montrés extrêmement sympathiques et semblaient s’excuser de tous ces désagréments.

De l’hôtel à la piscine

Une fois arrivé à l’hôtel, les sportifs ont découvert là encore des conditions draconiennes. Ils ne peuvent aller que de leur étage au hall d’entrée. Il leur est interdit d’aller à un autre étage. Des personnes surveillent leurs allées et venues. Une fois dans le hall, ils peuvent se rendre au restaurant ou sortir de l’hôtel… et monter dans le bus qui les amènent à la piscine.

Il n’y a qu’à la piscine qu’ils retrouvent une vie normale, c’est à dire en se déplaçant avec un masque en toutes circonstances (sauf pour plonger) et en appliquant du gel hydroalcoolique tous les 10 m.

Au final, le champion français ne regrette rien. Il découvre les installations olympiques et elles semblent exceptionnelles. Il regrette juste de ne pas disposer des mêmes outils en France !

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