Lie McGrath ou l’appel de la forêt
Lie McGrath ou l'appel de la forêt Atle Lie McGrath (2000) est né américain, mais ses parents déménagent en Norvège lorsqu'il
Lie McGrath ou l’appel de la forêt
Atle Lie McGrath (2000) est né américain, mais ses parents déménagent en Norvège lorsqu’il a deux ans. Son père, Felix McGrath, a concouru pour l’équipe américaine de ski alpin sur le circuit de la Coupe du monde dans les années 1980 et sa mère, Selma Lie, était une skieuse de fond norvégienne.
C’est donc tout naturellement pour son pays d’adoption qu’il dispute le grand cirque blanc. Spécialiste du slalom géant, il arrive aux Jeux de Milan Cortina 2026, fort de cinq victoires en Coupe du monde.
À 26 ans, la vie de Lie Mc Grath s’apprête à basculer dans le slalom géant. Il réalise le meilleur temps de la première manche et compte 0,6 seconde d’avance sur son suivant. Dans cette discipline technique où les écarts sont parfois très minces, il possède de la marge avant la seconde manche.
Pour McGrath, cette course est importante. Le jour de la Cérémonie d’ouverture, son grand-père avec lequel il entretenait une relation fusionnelle s’est éteint. Ce titre olympique, il le veut, pour lui, mais aussi pour ce grand-père aimé.
Dossard n°1, Lie McGrath s’élance la rage au ventre dans la deuxième manche, 15 secondes de course et le voilà qui enfourche une porte… laissant échapper le titre olympique au Suisse Loïc Meillard, qui n’en demandait pas tant.
C’est alors que la scène devient surréaliste. Mc Grath, déchausse ses skis, jette ses bâtons et remonte la piste à pied jusqu’aux abords de la forêt. Et là, il se couche dans la neige et médite sur son échec. « J’ai perdu quelqu’un que j’aime tellement. C’est un des moments les plus difficiles de ma vie. J’ai vraiment eu beaucoup, beaucoup de mal à gérer la situation ces derniers jours », avoue le Norvégien, qui arborait un brassard noir pendant ses courses.
Cette course devait l’aider à recoller les morceaux de son cœur brisé. Ce fut malheureusement le contraire. Il ne lui restait plus qu’à aller écouter l’appel de la forêt et sans doute la voix de ce grand-père aimé qui, si souvent, l’amenait se promener dans les vastes forêts norvégiennes.