Un déficit de communication préjudiciable
Un déficit de communication préjudiciable Presque deux ans après avoir obtenu les Jeux d'hiver 2030, le projet Alpes françaises 2030 reste
Un déficit de communication préjudiciable
Presque deux ans après avoir obtenu les Jeux d’hiver 2030, le projet Alpes françaises 2030 reste flou alors qu’il paraissait limpide à l’origine. Aujourd’hui, le projet avance à pas comptés et plus encore il n’a toujours pas de vitrine officielle. Un bémol toutefois, la Solideo Alpes 2030 vient tout juste de lancer une plateforme citoyenne.
Ceux qui attendent avec impatience de connaître les détails du projet Alpes 2030 en sont pour leurs frais. Les fans doivent se contenter de lire ici et là, les difficultés rencontrées en matière de gouvernance, des bribes d’informations sur les sports additionnels en préparation, plus récemment sur le choix d’Heerenven aux Pays-Bas pour accueillir le patinage de vitesse, mais rien s’agissant du projet global.
On peut dire sans se tromper que le projet « Alpes françaises 2030 » souffre d’un déficit de communication avec l’absence d’un site Web spécifique, d’identité visuelle, de réseaux sociaux, de lieux emblématiques symbolisant la candidature.
Ainsi, Nice, un temps envisagée comme la ville phare des Jeux se fait tirer l’oreille et ne veut plus assurer qu’une partie du programme. Au passage, la moins lucrative compte tenu du refus d’organiser la compétition de hockey sur glace qui génère 55% des recettes de billetterie. Le tournoi pourrait s’exiler à Paris ou Lyon, des lieux absents du projet initial… et pas très « alpins ».
La Solideo lance sa plateforme
Face à ces déficits d’informations, des collectifs de citoyens se montrent de plus en plus critiques. Certains ont obtenu du Comité de l’ONU chargé de veiller au respect des principes de la « démocratie environnementale » qu’elle impose à l’État français de communiquer sur le projet. Si le Conseil d’État a botté en touche et considéré que la diversité des projets et des sites ne pouvait pas donner raison aux opposants, la Solideo Alpes 2030 a toutefois rebondi positivement en lançant une plateforme destinée à recueillir les préoccupations locales.
La société de construction des ouvrages olympiques la mettra en ligne le 26 mai prochain pendant un mois.
Le public pourra s’exprimer de différentes manières. Il pourra soit répondre à un questionnaire thématique, soit participer à des réunions publiques. La Solideo indique que l’objectif est de recueillir des avis qui « enrichiront les débats » et contribueront à l’élaboration des rapports finaux de chaque consultation.
Dans sa communication, l’agence explique que ce mécanisme vise à rendre plus intelligibles des projets souvent perçus comme techniques et opaques. La consultation, explique la Solideo, doit clarifier les objectifs, recueillir les attentes et les préoccupations, anticiper les contraintes, qu’elles soient territoriales, réglementaires ou techniques, et ainsi étayer les décisions par des éléments probants plus solides.
Pour l’instant, le premier volet d’interrogation du public porte sur la création d’une « voie olympique réservée » entre Briançon et Le Monêtier-les-Bains. Le second volet concerne la réhabilitation du Fort des Trois Têtes (photo), destiné à accueillir temporairement 900 athlètes, ainsi que les améliorations connexes en matière de transports.