Montagne de demain et responsabilité environnementale

Montagne de demain et responsabilité environnementale La ministre des Sports française, Marina Ferrari, et son collègue en charge de la transition

Montagne de demain et responsabilité environnementale

La ministre des Sports française, Marina Ferrari, et son collègue en charge de la transition écologique ont présenté un projet phare : un itinéraire environnemental « axé sur les montagnes de demain », structuré autour de huit grands défis : émissions carbone, énergie, aménagement du territoire, biodiversité, alimentation, eau, santé et économie circulaire. Ces huit axes de protection de l’environnement sont étayés par 41 engagements « concrets et mesurables ».

 

Les mesures phares ciblent des points sensibles, comme la mobilité, l’énergie et les matériaux. Le comité s’engage à ce que 100 % des spectateurs accèdent aux sites sportifs par les transports en commun, marginalisant ainsi les véhicules privés.

 

Les deux ministres prônent la nécessité d’utiliser exclusivement des énergies décarbonées, en s’appuyant sur plus de 90 % des infrastructures existantes, tout en visant l’élimination des plastiques à usage unique.

Le fil conducteur est celui de la réduction et du réemploi : moins de béton, moins d’émissions, moins de déchets.

« Excellence sportive, innovation et responsabilité environnementale », a résumé Marina Ferrari cette semaine. À ses côtés, Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, a insisté sur le fait que l’objectif est à la fois sportif et environnemental (photo).

 

Cependant, la question des sites olympiques reste un sujet sensible. Nice, fief politique d’Éric Ciotti, désormais maire et président de la Métropole, demeure au cœur des discussions. Éric Ciotti, qui avait vivement critiqué le projet olympique sur la Côte d’Azur, semble avoir adopté un ton plus conciliant avec le président de la Solideo, et acteur majeur du projet Alpes 2030, Renaud Muselier.

Au cœur des discussions, l’aménagement de l’Allianz aréna pour y disputer les compétitions de hockey sur glace, mais également la construction d’une nouvelle patinoire et celle du village olympique de Nice. Des projets mesurés en matière de nouvelles constructions, mais des projets de nature à faire couler beaucoup de béton.

 

À la liste croissante des exigences s’ajoute la question de la consultation publique. La France doit répondre d’ici le 24 avril au Comité des Nations Unies chargé du suivi du respect de la Convention d’Aarhus. « Nous travaillons à la réponse, qui est presque finalisée. Je crois que la décision du Conseil d’État est plutôt rassurante », a déclaré Marina Ferrari.

Plus tôt ce mois-ci, la plus haute juridiction administrative française a jugé qu’un débat public n’était pas obligatoire pour un projet de cette nature, mais la surveillance internationale persiste.

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