Le Mouvement olympique est l’une des plus vieilles institutions qui soit. Ce mouvement est né neuf siècles avant notre ère, c’est à dire, il a environ 3000 ans.

Le mouvement olympique d’origine n’avait aucune mesure avec celui d’aujourd’hui. A l’origine, les Jeux étaient liés aux rites religieux de la Grèce antique. Selon le grand poète grec Pindare, c’est Héraklés, le fils de Zeus, qui, pour honorer son père après une retentissante victoire aurait décidé de la création des Jeux. Voilà pour la légende.

Le site d’Olympie, siège des Jeux de l’Antiquité. Au premier plan, l’ancien Temple de Zeus, au fond, le stade Olympique

À la vérité, les Jeux de l’antiquité ont réellement commencé en 884 av. J.-C.

Le roi de l’Élide, la région d’Olympie, Iphitos, pour marquer sa volonté de paix, institue des Jeux athlétiques qui se dérouleront tous les quatre ans. 150 ans plus tard, en 732 av. J-C. les Jeux Olympiques deviennent la seule manifestation commune à tous les États grecs car d’autres cités organisent des Jeux athlétiques (Delphes, Corinthe, Argos notamment).

Ces Jeux vont produire des vainqueurs magnifiques qui deviendront dans leur région, de véritables Dieux vivants. Les Jeux de l’Antiquité dureront onze siècles jusqu’à ce que l’empereur romain Théodose ne les abolisse en 393 de notre ère.

 

 

 

 

 

Il faudra attendre 1500 ans pour qu’un certain Pierre de Coubertin décide d’en réhabiliter l’idée. Nous sommes à la Sorbonne à Paris en 1894.

 

A l’origine, le nouveau mouvement olympique voulait rassembler le Comité international Olympique (CIO), les deux cents comités nationaux (CNO) et les fédérations internationales (FI), celles présentes aux Jeux, mais aussi celles qui aspiraient à en faire partie.

Hélas, derrière la fête des peuples et de la jeunesse voulue par Pierre de Coubertin, des démons, comme les guerres, les idéologies, le dopage, la commercialisation, l’argent ou le gigantisme ont failli à plusieurs reprises avoir raison de cette belle idée.

Aujourd’hui, que ce soit aux Jeux olympiques d’été ou aux Jeux olympiques d’hiver, une cinquantaine de sports et disciplines sont représentés sur les scènes olympiques. Mais depuis l’origine, une centaine de sports a un jour connu une heure de gloire. Ils appartiennent à la catégorie des sports disparus, voire à celles des sport de démonstration ou des disciplines additionnelles comme on dit aujourd’hui.

 

Car le mouvement olympique a fortement était influencé par les villes et indirectement les nations qui ont organisées les Jeux à travers les époques. En conséquence, il était nécessaire que les sports pratiqués aient un lien avec la culture du pays afin de les populariser auprès des habitants locaux d’abord avant de gagner les cœurs des autres populations de part le monde.

Ces disciplines ont produit d’immenses champions. Du premier d’entre eux, l’athlète Américain James Conolly à Athènes 1896, au plus grand d’entre tous, le nageur Américain Michael Phelps, 23 fois médaillé d’or dont 13 fois à titre individuel.

Entre temps se produiront les formidables athlètes Paavo Nurmi, Jesse Owens ou Carl Lewis, les gymnastes Larissa Latynina ou Nadia Comaneci, le nageur Mark Spitz, tous multimédaillés d’or lors des Jeux d’été ou bien encore Björn Daehlie, Marit Bjoergen ou Ole Einar Bjoerndalen aux Jeux d’hiver.

Dans ce dictionnaire olympique, des centaines de champions, moins médaillés mais tout aussi valeureux nous permettront de feuilleter le grand livre de l’olympisme.

C’est à tous ces aspects historiques, géopolitiques, culturels, médiatiques mais aussi et d’abord sportifs que tente de répondre ce Dicolympique. Comme l’avait souhaité Pierre de Coubertin, il offre de « l’air et de la lumière pour tous ».