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Une provocation en réponse aux sanctions

Le Comité olympique russe (ROC) n’est pas à une provocation prêt dès lors qu’il est question d’édulcorer la suspension de deux ans de toutes compétitions internationales dont les prochains Jeux olympiques de Tokyo 2020 et Pékin 2022.

Déjà la semaine dernière, les responsables du sport russe n’avaient pas hésité à parler de « victoire » en découvrant que la suspension de quatre ans était réduite à deux ans, considérant qu’ils avaient eu raison de faire appel de la suspension de l’Agence mondiale Antidopage (AMA).

Cette fois, c’est le président du ROC, Stanislav Pozdnyakov, qui vient de suggéré qu’une chanson folklorique pourrait être utilisée à la place de l’hymne national russe qui sera interdit aux Jeux au même titre que le drapeau russe après la suspension infligée par le Tribunal Arbitral du sport (TAS). Une peine légère pour un pays qui avait sciemment dopé ses athlètes entre 2011 et 2015 dans la perspective d’obtenir de très hauts résultats lors des Jeux de Sotchi 2014.

 

Dans tous les cas de figure, la décision reviendra au CIO et on peut douter qu’il cède sur ce point. On sait que l’ensemble du mouvement sportif a condamné la réduction de peine de quatre ans à seulement deux ans lors de l’appel.

La Russie au ban du sport international

En dépit de leur interdiction de participer aux Jeux de PyeongChang, les russes avaient présenté 169 athlètes, la troisième délégation.

Si l’ensemble des athlètes russes sont interdits de concourir à Tokyo et à Pékin, certains athlètes individuels et sous couvert d’être vierge de condamnation pour dopage pourront participer comme Athlètes Olympiques de Russie (AOR).

Dans ce cas de figure, en cas de victoire, c’est l’hymne olympique qui est joué sur le podium. C’était déjà le cas lors des Jeux de PyeongChang 2018, même si les joueurs de hockey sur glace russes avaient chanté l’hymne national interdit (photo ci-dessus) après avoir remporté la médaille d’or olympique en tant qu’athlètes olympiques de Russie.

 

On rappelle que la sanction du TAS en plus de l’interdiction de drapeau et d’hymne, prévoit que la Russie ne pourra pas accueillir des compétitions internationales jusqu’au 16 décembre 2022, ainsi que de participer à des candidatures pour des événements internationaux pendant cette période.

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