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Les athlètes féminines ciblées sur les réseaux

Conformément à son engagement à faire de l’athlétisme un environnement sûr et accueillant pour tous, la Fédération Internationale d’athlétisme (World Athletics) vient de publier les résultats d’une étude menée pendant les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. On y apprend que les athlètes féminines y sont majoritairement la cible d’attaques sexistes, racistes, homophobes.

 

Cette étude avait pour but d’identifier et traiter les messages ciblés et abusifs envoyés aux athlètes via les réseaux sociaux. Le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est édifiant. Il en dit long sur l’absence de mesures existantes destinées à protéger les athlètes.

 

L’enquête a notamment révélé des niveaux inquiétants de messages sexistes, racistes, transphobes et homophobes, ainsi que des accusations de dopage infondées. Il met également en évidence sans équivoque les niveaux plus élevés d’abus chez les athlètes féminines par rapport à leurs homologues masculins.

Ces abus en ligne peuvent causer un traumatisme pour la personne concernée. Ils peuvent avoir un impact considérable sur les performances des athlètes, à la fois à l’entraînement et pendant la compétition. C’est pourquoi World Athletics s’est engagé à agir rapidement.

L’étude et les actions à engager

L’étude a été réalisée en collaboration avec Threat Matrix pour comprendre la taille, l’ampleur et la gravité des abus en ligne sur Twitter. C’est ainsi qu’un échantillon de 161 athlètes impliqués dans les Jeux Olympiques de Tokyo a été suivi pendant la durée des Jeux.

 

Au cours de cette période plus de 240.000 tweets ont été analysés. L’étude cherchait à identifier les insultes, les images offensantes, les émojis et d’autres phrases pouvant indiquer un abus.

 

16 des 23 athlètes qui ont subi des abus étaient des femmes. Sur les 132 messages abusifs identifiés, 115 les concernaient. Ces abus étaient de natures sexistes à 29%, racistes à 26%.
Les accusations de dopage non fondées représentaient 25 % des messages abusifs, tandis que 10 % étaient des messages transphobes ou homophobes.

89 % des abus racistes visaient des athlètes américains alors qu’ils ne représentaient que 23 % de l’ensemble de l’étude.

 

World Athletics entend mener d’autres recherches dans ce domaine. Toutefois, elle va utiliser les résultats de cette enquête pour introduire un cadre d’abus en ligne.

 

C’est ainsi que la Fédération internationale s’engage désormais à supprimer les discours de haine, le langage sexiste et raciste, l’intimidation et d’autres comportements répréhensibles. Elle s’engage également à bloquer les personnes amenant des abus et signaler les cas les plus graves aux autorités compétentes.

 

Pour le président de World Athletics, Sebastian Coe « ce qui me frappe le plus, c’est que l’abus cible les personnes qui célèbrent et partagent leurs performances et leur talent comme moyen d’inspirer et de motiver les gens. Faire face aux types d’abus qu’ils subissent est insondable et nous devons tous faire plus pour arrêter cela ».

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