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La drôle de vérité sur un mensonge

Si la gymnaste russe Olga Karasyova (1949) est passé à la postérité ce n’est pas pour sa médaille d’or remportée par équipe lors des Jeux de Mexico 1968 aux côtés de Ludmilla Touritcheva.

 

Elle est aujourd’hui célèbre dans les cercles gymniques pour avoir involontairement causé un trouble au début des années 1990, une fois le rideau de fer tombé.

 

C’est ainsi qu’en 1994, elle aurait déclaré à la chaîne de télévision allemande RTL que ses anciennes coéquipières et elle-même (photo) avaient été forcés de participer à un dopage par avortement peu de temps avant les Jeux olympiques.

C’était au temps où dit-on les athlètes de l’Est étaient montrées du doigt car soupçonnées d’utiliser la grossesse comme instrument de dopage.

 

Le bruit courait que certaines sportives arrêtaient volontairement leur gestation trois mois après la fécondation, profitant ainsi – sur le plan purement sportif – de 90 jours de grâce hormonale que cet état est censé apporter.

 

Des rumeurs sur de telles pratiques avec des gymnastes soviétiques, scandinaves et est-allemandes existaient depuis les années 1950, mais aucune preuve crédible n’avait jamais été donnée jusqu’à la révélation apparente de Karasyova.

 

Seulement voilà, il y avait un gros problème avec cette interview. En effet, pendant qu’elle témoignait au micro de la chaîne allemande, Karasyova était en vacances et à milles lieux d’évoquer de telles pratiques. Celle qui s’était exprimé sur la chaîne de télévision était une mystificatrice.

 

C’est ainsi que Karasyova a poursuivi en justice la manipulatrice pour diffamation. Elle a obtenu gain de cause et a été indemnisée pour cela. Il n’empêche que ces propos continuent de lui être attribué.

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