French FR English EN Japanese JA Spanish ES

Et si c’était une femme à la tête de Tokyo 2020 ?

Cette fois c’est officiel, Yoshiro Mori a démissionné de la présidence des Jeux de Tokyo 2020 et cette démission a été accepté. Pendant presque sept ans, depuis l’élection de Tokyo comme ville hôte des Jeux de 2020, Yoshiro Mori a dirigé l’organisation. Il s’était fortement battu l’an dernier au moment de la première pandémie pour que les Jeux soient seulement repoussés d’une année, mais soient maintenus. Et voilà qu’à six mois de l’événement, il commet une bourde terrible qui le condamne à devoir rendre son tablier.

Pire même, il part, honnis de tous alors qu’il avait œuvré pour la réussite des Jeux « quel qu’en soit le prix » pour reprendre une formule en vogue. Les Jeux de Tokyo vont coûter plus de 15 milliards d’euros.

 

De son côté, le président du CIO, Thomas Bach a reconnu qu’il respectait la décision de Mori et qu’il en comprenait les raisons. Il s’est toutefois gardé de le critiquer soulignant même « parmi ses nombreuses réalisations, le président Mori a contribué à faire de Tokyo la ville la mieux préparée à l’organisation des Jeux olympiques ».

 

On ne reviendra pas sur l’affaire, elle a largement été condamné et commenté ces derniers jours. Elle démontre juste que la société japonaise repose encore sur la domination des hommes qui garde le pouvoir très longtemps.

Les excuses de Mori après ses propos sexistes n’ont rien changé, elles n’ont pas été jugés sincères.

Demande de transparence

Mori est parti, mais il entendait céder son fauteuil à un autre homme, de quelques mois son ainé : Saburo Kawabuchi, âgé de 84 ans. Jeudi, ce dernier avait déclaré: « Ma plus grande mission est de rendre possible la mise en scène (olympique et paralympique) par tous les moyens. L’ancien footballeur international, président-fondateur de la J-League, la ligue de football professionnel et ancien président de l’association japonaise de football attendra. Ou plutôt n’attend plus rien puisqu’il vient de faire savoir qu’il avait refusé le poste.

Il restera maire « honorifique » du Village olympique.

 

Mais la perspective de changer de président, sans débats et à huis clos a suscité des critiques et appelle à plus de transparence dans le processus. Il semble que le gouvernement japonais a appuyé dans ce sens. Une réunion au sommet doit se tenir prochainement pour en décider. Cela devrait aller vite, les Jeux sont dans 5 mois. 

Une femme élue et tout irait pour le mieux

Seiko Hashimoto (gauche) aux côtés de Yuriko Koike

En tout cas la nomination d’une femme à la tête de l’organisation serait un sacré pied de nez et pourrait mettre définitivement fin à la polémique. La ministre des Jeux olympiques, Seiko Hashimoto, elle-même ancienne olympienne, est considérée comme l’une des candidates idéale pour remplacer Mori. Elle connait le dossier par cœur. Elle occupe par ailleurs la fonction de ministre de l’égalité des sexes auprès du gouvernement de Yoshihide Suga.

 

L’autre femme largement impliqué dans l’affaire c’est Yuriko Koike, la gouverneure de Tokyo, mais ses fonctions à la tête du gouvernement métropolitain ne lui en laisse pas le loisir de diriger l’organisation cela d’autant que son gouvernement est déjà pleinement engagé dans l’organisation. De son poste, elle entend continuer à œuvrer fortement jusqu’au bout pour faire des jeux de Tokyo « un succès ».

 

En attendant de connaître l’élu(e), un « Comité d’examen des candidatures » a été créé ce dont s’est félicité le CIO. Il aura pour mission de nommer un nouveau chef exécutif, mais aussi d’assurer une représentation en faveur de l’égalité des sexes, qui s’inscrit pleinement dans le cadre de l’Agenda olympique 2020.

 

close

Voulez-vous recevoir chaque jeudi, nos articles de la semaine ?

Rien de plus simple, inscrivez-vous à notre newsletter !

AUCUN COMMENTAIRE

POSTER UN COMMENTAIRE

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.