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Dick Pound part et tacle une dernière fois

Richard Pound, le président fondateur de l’Agence Mondiale antidopage (AMA) vient de quitter ses fonctions à l’âge de 78 ans.
Ancien vice-président du CIO, candidat malheureux à la présidence de la plus importante organisation du sport mondial face au Belge Jacques Rogge en 2001, il avait pris la présidence de l’AMA au moment de sa création en novembre 1999. Il avait établi son siège à Montréal.

Le Canadien est un personnage central du sport mondial qui a notamment supervisé la rédaction et la mise en œuvre du Code mondial antidopage. Il a également joué un rôle actif ces derniers mois dans l’enquête très médiatisée sur le dopage russe.

Pour le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, Richard Pound a « grandement contribué à la protection des athlètes propres en luttant vigoureusement contre le dopage ».

L’actuel président de l’AMA, le Polonais Witold Banka, a décrit Pound comme un «pionnier» qui «a travaillé sans relâche pour… construire le système antidopage harmonisé, robuste et juste que nous avons aujourd’hui».

Un dernier coup d’étrier avant de partir

Dick Pound a toujours usé ces derniers mois d’une liberté de parole pour dire tout haut ce que d’autres pensaient tout bas.
C’était encore vrai la semaine dernière lorsqu’il a dit que tous les athlètes qui participeraient aux Jeux de Tokyo 2020 devaient se faire vacciner. Le CIO, dont il est toujours membre pour deux ans encore, a été contraint de faire du rétropédalage en rappelant que les sportifs n’étaient pas la priorité.

 

Cette fois, Pound s’en prend aux États-Unis qui selon lui, posent un problème sur le front du dopage. Ces derniers déclarent en effet qu’ils envisagent ne plus participer au financement de l’AMA à moins qu’un certain nombre de demandes ne soient satisfaites, notamment une plus grande représentation dans les conseils d’administration. Ils demandent également la mise en œuvre de réformes plus rapides et une plus grande transparence.

En réponse à cette menace, l’AMA, lors de sa dernière réunion du Conseil de fondation en septembre, a déclaré qu’elle envisagerait de modifier les règles pour punir les parties prenantes qui retiraient leurs contributions, à commencer par les États-Unis.

Selon Pound les États-Unis « … ne remplissent pas leurs obligations en vertu de la convention et ils essaient de déstabiliser non seulement la structure mais le financement de l’AMA et ce n’est pas un comportement acceptable. »

Les États-Unis sont le plus grand contributeur à l’AMA, versant plus de 2,7 millions de dollars dans le budget 2020 de 37,4 millions dont la moitié est payée par le CIO.

ET Pound d’ajouter en guise de menace « Nous devrons attendre et voir, mais à un moment donné, si les États-Unis deviennent un État voyou, je pense que nous commencerons à nous demander si les Jeux de Los Angeles (2028) devraient avoir lieu ».

 

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